POURQUOI ETRE LA MAMAN QUI PREND SOIN D’ELLE ?

par | Fév 8, 2021 | Amour de soi, Ecoute de soi et rituels, Relations parents-enfants | 0 commentaires

Beaucoup d’entre nous sommes persuadées que la vie se construit sur l’imbrication d’imprévus. Et pourtant.

Comme les saisons, ou la lune, la vie est également cyclique.

Et, nos quotidiens, rythmés par nos besoins.

Bien que chacune d’entre nous observons cette danse inlassablement, nous oublions l’importance de prendre le temps de conscientiser. Nous oublions nos besoins propres jusqu’à fragiliser tout un équilibre. Dans la relation parent-enfant, nous pouvons choisir de prendre soin de nous en tant que mère, partenaire, et femme. Et ce, pour le plus grand bonheur de nos enfants.

Le sujet est récurrent depuis quelques années maintenant. Nous avons tous entendu parler de charge mentale, de la multiplication des rôles de la femme et des difficultés maternelles qui en découlent. Mais comment être cette maman qui prend soin d’elle présente à la fois pour elle, son.sa partenaire et ses enfants ?

Ce sujet, je vais le traiter en deux billets.

Dans ce premier, je vous invite à me suivre dans l’écoute de vos besoins. Dans le second, nous enfilerons un habit de lumière ajusté à votre équilibre.

1. J’ai des besoins !

En tant que femme et mère, nous avons reçu ce devoir : assure-toi que ton foyer tourne correctement. Depuis des siècles, la femme-matrone est gardienne du bonheur au sein de sa demeure. Gardienne à s’en oublier.

Un des sujets qui revient souvent est la difficulté à prendre en compte nos besoins de femme face à nos obligations de mère, conjointe et travailleuse.

« Quand les choses se compliquent, revenez à l’essentiel. »

Voilà la règle d’or !

Avant de vouloir soutenir tout le monde, rappelons-nous nos essentiels.

Pour cela, questionnons-nous sur nos besoins fondamentaux. Lorsque la vie s’intensifie, revenons d’abord à nos besoins primaires : boire, manger, dormir, se laver. J’ajouterai même respirer.

Reprenez ensuite la pyramide des besoins ou pyramide de Maslow dans l’ordre : besoin de sécurité, puis d’appartenance, estime et finalement accomplissement. Car, oui nous avons tous besoin de vivre dans un environnement stable, d’amour et de reconnaissance, avant de pouvoir s’accomplir en tant qu’individu.

 « Moi aussi, j’ai des besoins ! « 

C’est bien mignon tout ça », me direz-vous. « Mais quand je suis en apnée face aux imprévus et au quotidien surchargé, je fais quoi ? Et face à un nouveau-né, mon besoin de prendre une douche quand il a faim, hein ? 

Effectivement.

Tout est à adapter à vos besoins, à votre contexte de vie actuel.

Ce qui peut néanmoins être d’une aide précieuse, est de se souvenir que :

  1. Les besoins de l’enfant grandissent avec lui. Il commence par des besoins primaires, puis évolue jusqu’aux besoins d’accomplissement jusqu’à …
  2.  Ses 21 ans ! Car l’enfant a un cerveau immature jusqu’à approximativement 21 ans. Ses besoins évoluent donc avec le développement de l’ensemble de son cerveau.
  3. Les besoins de l’enfant sont intenses et, ils dépendent de l’adulte.

Bonne nouvelle !

Vous n’êtes pas le seul adulte sur Terre à ce jour.

2. Me mettre en difficulté est dangereux, et pas que pour moi

Toute maman s’est déjà vue confrontée à la difficulté de devoir répondre aux besoins d’un plus petit et aux siens propres. Dernièrement, la parole se libère sur beaucoup de sujets. Des mamans, s’auto-qualifiant d’hypersensibles, expriment leurs frustrations quand elles sont devenues mères. Leurs besoins de calme et de tranquillité s’opposent à ceux d’un nouveau-né. L’arrivée d’un enfant est alors synonyme de tempêtes émotionnelles, voir des dépressions. La conciliation est plus qu’un simple défi.

« J’aime être maman, mais j’ai besoin de vivre pour moi, aussi ! »

Vous avez rêvé de cet enfant ? Vous l’avez espéré et attendu ? Et voilà, il est là avec sa myriade de… galères et… de joies ! La maternité n’a pas qu’une couleur. Elle est un arc-en-ciel avec ses difficultés et ses bons moments.

Exit la culpabilité.

Facile à dire, je sais.

L’autrice de Nouvelle Mère, Cécile Doherty Bigara, évoque largement ce sentiment de honte et d’inadéquation dans le podcast La Matrescence du 15 janvier 2021. Si vous voulez une bonne dose de déculpabilisation, suivez les liens ci-dessus.

La culpabilité est votre ennemi n°1 !

Elle n’aidera pas à passer les moments difficiles. Elle peut tout autant pourrir les bons.

Contrairement à ce qui nous a été vendu depuis notre tendre enfance, être femme ne signifie pas être mère. Avoir eu envie d’un enfant à aimer, ne veut pas dire adorer materner. Vous pouvez adorer votre enfant, et être épuisée de son rythme si éloigné du vôtre.


C’est normal de :

–       Détester être épuisée,

–       Vouloir dormir la nuit,

–       Souhaiter une autre conversation que celle autour de bébé,

–       Avoir envie de sortir s’aérer sans bébé,

–       Reprendre le travail quand vous l’avez décidé,

–       Refuser de répondre à toutes les questions imaginables ou non sur votre enfant,

–       De réclamer de l’aide,

–       Que le papa s’occupe de votre enfant de jour comme de nuit, qu’il bosse ou pas.

–       D’espérer une écoute attentive à vos questionnements,

–       De pleurer,

–       D’être entendu sans reproche, remarques ou conseils.

Et bien d’autres choses encore…


« Vivre sa maternité, pas la subir. »

Face à la maternité, les mères s’oublient, car c’est ce que la société attend d’elles.

Face à la maternité, les femmes se perdent, car elles ont intégré les codes de la bonne mère, la bonne épouse, et la bonne travailleuse.

Et bien, non. Aucune de nous n’a à être parfaite. Aucune de nous ne doit se faire passer en dernier. Nous ne sommes pas là pour supporter toute la famille.

Cuisinière émérite, sportive accomplie, souriante et détendue, cultivée, ayant vu la dernière série, répondant aux sollicitations de la maîtresse même le dimanche, disponible pour recevoir amis et famille, tenant les comptes et la maison d’une poigne de fer, jouissant au moins une fois la semaine : voilà le portrait de la ménagère distinguée de l’an 2020 !

J’ai presque l’impression de lire les petits fascicules de la bonne ménagère des années 1800. C’est à faire froid dans le dos.

Le pire, selon moi, est qu’entre femmes, nous jugeons la voisine selon ses codes.

Et sans vergogne.

« Balance ta cape ! »

Êtes-vous passées à côté du fameux hastag #balancetacape ?

C’est le journal d’une héroïne du quotidien qui ne veut plus courir (après sa vie). À la manière d’Alice (l’héroïne donc), nous vivons telles des supers womans dans nos quotidiens survoltés.

Et, à entretenir une telle pression, nous vivons encore en 2021 avec une sorte d’épée de Damoclès en permanence au-dessus de la tête. Les risques sont réels dans le pays qui fût un des plus consommateur d’anti-dépresseurs, il y a encore peu[i].

Quels sont les risques réels face à ces injonctions de Super Maman ?

Stress permanent, culpabilité, fatigue physique et émotionnelle sont les premiers signaux d’alerte que toute maman va rencontrer. Si vous persistez à suivre cette voie de super woman, ce seront alors les maladies qui viendront vous alerter. Tout votre système immunitaire s’affaiblit sous l’effet de la libération du cortisol, la fameuse hormone de stress. Cela prendra un peu de temps, mais le risque suivant est de vous mettre en danger. Vous et vos proches.

En tant que maman épuisée, les émotions sont exacerbées. Les ressentis s’amplifient. Qui ne s’est pas vu sortir de ses gonds après une ou plusieurs nuits debout ? Que ce soit la colère ou la tristesse, d’une manière ou d’une autre, vous réagissez. Dans un premier temps. Plus inquiétant, l’état de fatigue des mamans peut être tel, qu’une impression d’absence d’émotions peut aussi apparaître. A contrario, ces émotions peuvent être exacerbées. Dans tous les cas, l’impression d’avoir appuyé sur le pilote automatique est forte ; et peut engendrer des états de fatigue appelés difficultés maternelles au sens donné par l’association Maman Blues


[i] OCDE

L’expression « difficulté maternelle » recouvre l’ensemble des manifestations émotionnelles, psychiques et somatiques qui surgissent pendant une grossesse ou après une naissance et dont les effets et/ou conséquences seront perceptibles tant chez la mère que chez l’enfant *.


Ces émergences (soudaines ou insidieuses et de nature non-prédictible à la lumière actuelle de nos connaissances) peuvent se cristalliser en troubles psychologiques et/ou physiques nécessitant un suivi approprié.

Notre conception de la maternité peut se révéler très éloignée des réalités.  C’est dans ces moments que les mamans peuvent se retrouver bien seules face à leurs enfants. Désillusion, déception vont de pair culpabilité. Car devenir mère n’est pas juste apprendre un nouveau rôle. Le nouveau-né a cette capacité immanente de mettre en lumière nos peurs et nos manques d’enfant, tel un miroir. Consciemment ou inconsciemment, la maternité est un vrai théâtre de transformation de l’humain. 

La parentalité est un concept nébuleux.

Mais être maman, c’est d’une complexité !

C’est normal d’être dépassée. C’est normal d’être hors zone de confort. C’est normal un temps, pour retrouver l’équilibre.

Vous le comprenez sans mal : vous n’êtes pas un robot !

Vos émotions et vos besoins sont indispensables à votre être. Ils sont à observer et écouter pour cheminer vers une vie sur-mesure.

Retrouvons-nous, la semaine prochaine pour la suite de cette réflexion avec 2 autres pistes pour devenir la maman disponible pour elle-même.

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