LES 7 BESOINS FONDAMENTAUX & L’ESTIME DE SOI

par | Jan 17, 2020 | Amour de soi, Blessures de l'enfance, Ecoute de soi et rituels, Féminitude, Relations parents-enfants | 0 commentaires

L’amour de soi est une thématique qui me tient à cœur. L’amour, en tant que tel, est bien un antidote à beaucoup de nos émotions négatives. Pourtant dans le passée, ces notions-là, ainsi que l’amour inconditionnel, me semblaient inaccessibles. Je les voyais plus comme l’apanache des moines et, de ces personnes vivant en retrait du monde.

Mon parcours de vie m’a fait prendre conscience de la nécessité d’apprendre à s’aimer, à se donner plus de douceurs, à réduire le niveau d’exigences avec soi-même. Ça n’a pas été un chemin facile : dire non, poser ses limites, ou encore se défaire de sa culpabilité. Au fur à mesure de mon parcours, je me suis rendue compte que tout n’était pas de ma responsabilité : je devais d’abord m’accepter, arrêter de me juger.

Cette évolution dans ma pensée propre m’a permis de me comprendre, encore et toujours. Cela m’a amené à assimiler les fonctionnements humains jusqu’à saisir les enjeux du pourquoi il est difficile de s’aimer et s’accepter.

Ce que j’ai surtout compris c’est qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre. Peu importe notre vécu, chacun a la capacité, en quelque sorte, de revenir à zéro, à un état de pureté. Chacun porte en lui un pouvoir : celui de se dépolluer de ses freins et ses blessures. Chacun a la possibilité de remettre de l’amour et de la lumière à l’intérieur de lui.

Aujourd’hui, je vous propose mon approche de l’amour de soi via ces quelques lignes sur le sujet des besoins fondamentaux de l’enfant qui sommeille en nous. Cet enfant n’est pas réellement endormi car ses manifestations se font sentir dans tout notre être quotidiennement. Pour continuer le cheminement vers la femme que vous êtes, il est nécessaire de comprendre certains aspects de votre construction identitaire. Cette compréhension des jeux conscients et inconscients permettra par la suite de désembuer la vision générale que chacune a de soi afin de laisser émerger l’essence profonde et la puissance portée au creux de nos entrailles.

L’AMOUR DE SOI, UNE COMBINAISON ENTRE ESTIME ET CONFIANCE

L’estime de soi, allié à la confiance en soi, est un prémice au goût pour la vie, comme je vous l’exprimais dans l’article précédent, Les saisons de vie de la femme. Il se tisse dès la conception, et jusqu’à sept ans environ, grâce au soutien du couple parental, et notamment de la figure maternelle.

Longtemps, l’estime de soi a été confondu avec l’ego débordant et l’égoïsme. Dans notre société tournée vers l’individu, s’écouter peut encore aujourd’hui être entendu négativement. C’est pourquoi, il est urgent de le remettre à sa juste place en trouvant la nôtre.

L’estime de soi peut être défini comme le sentiment valorisant les caractères physiques, mentaux et spirituels formant la personnalité d’un être. Être à son écoute, c’est avoir pris conscience des besoins fondamentaux et vitaux mais également s’attacher à son intuition.

Dans son ouvrage, Dans le ventre de Lüna, Sylvie Bérubé évoque l’importance du travail de Colette Portelance autour des sept besoins fondamentaux de l’humain. Dès la conception, le couple parental devient précisément gardien de ces besoins.

L’enfant en devenir, par ses ressentis, va construire son identité face au monde. En fonction de ces expériences, cette identité sera plus ou moins proche de l’essence initiale de cet être.

LE BESOIN DE SECURITE

Dès la période intra-utérine, l’enfant désiré ressent de nombreux interactions avec le monde extérieur. Les futurs parents garantissent dès lors sa sécurité, en prenant soin de reconnaître la présence discrète tout d’abord de l’enfant en devenir. La matrice maternelle est un écrin de douceurs et de caresses permettant la protection de cet être. En cas de non reconnaissance de ce besoin, il est possible que des angoisses se créent, ainsi que des peurs, voir un déséquilibre sous-jacent.

  • Qu’en est-il alors si nos propres parents sont eux même insécure ?
  • Qu’en est-il de votre capacité à vous sentir en sécurité au sein de votre foyer familial, s’il n’inspire pas à la sécurité ?

LE BESOIN D’AMOUR

L’amour est inhérent à la construction de tout être. Dès les premières semaines, cet amour est ressenti, permettant au fœtus puis à l’enfant de prendre sa place au sein de la famille, de la société et du monde. Lorsqu’un être se sent mal-aimé ou carrément non désiré, une posture de dépendance affective se met en place. Il ne s’agit pas ici de culpabiliser les parents, et notamment les mères qui se sentent responsables de ne pas avoir été suffisamment sereines pendant leur grossesse. L’enfant fait aussi lui-même ses choix. Cela n’est pas toujours évident à accepter. Toutefois, en se plaçant du point de vue de l’âme, il y a bien eu un choix déterminant de l’âme elle-même expérimenter des leçons au sein de cette vie singulière. Pour accéder à ces évolutions, chaque âme passe par des blessures. Ces dernières s’ancrent souvent dans la vie dès la grossesse et, s’activent généralement via l’un des parents. Je vous en parlais dans La guérison des blessures émotionnelles de l’âme : au cœur de notre mission de vie.

LE BESOIN DE RECONNAISSANCE

Ce besoin impact directement l’amour de soi. Son absence peut générer des comportements complexes allant jusqu’à la difficulté à se reconnaître en tant que fille, femme, mère. L’absence de reconnaissance valorisera des comportements liés à la performance, la perfection. Le niveau d’exigence de l’adulte ou l’enfant, se sentant non reconnu dans son être profond, peut tout autant créer un état de dépendance, voire de soumission. Si vous vous êtes penchés sur l’article précité sur les blessures émotionnelles de l’âme de novembre 2019 et le live autour du travail de Sylvie Ouellet, Être ou ne pas être telle est la question, vous reconnaîtrez notamment la blessure d’abandon en filigramme de mon propos. Cet état de dépendance peut provoquer des comportements addictifs, des dépressions, ou des idées morbides et suicidaires. La personne concernait porte en elle cette sensation de n’avoir pas obtenu le droit à la vie.

LE BESOIN D’ECOUTE

Chaque individu ressent le besoin de s’exprimer et d’être écouté. Accorder de l’importance à tout babillage dès le plus jeune âge est un bon début dans la communication avec l’enfant. Suite à des études sur l’apprentissage du langage, les onomatopées reformulées par les jeunes parents sont aujourd’hui vu avec un regard attentif. En effet, il a été mis en évidence que cette attitude étonnante des jeunes parents est bien une réponse physiologique nécessaire à la création du lien avec un nourrisson, qui permettra l’apprentissage du langage à long terme.

Tout enfant et adulte doit donc pouvoir se sentir écouté. En cas d’absence d’écoute attentive régulière, l’enfant et l’adulte adopteront une position de repli sur eux-mêmes dans la solitude, ou au contraire, extérioriseront en prenant beaucoup de place dans le quotidien. Ils auront possiblement de la difficulté à s’écouter eux-mêmes, à regarder leurs émotions et leurs peurs en face.

L’écoute doit ici s’entendre comme une écoute attentive. Prêter une oreille le plus clair du temps est insuffisant. Un courant éducatif bien connu met en avant ce travail d’écoute attentive en offrant des clefs d’écoute et de réponse aux parents. Une écoute attentive, que ce soit lors d’un échange ou dans la gestion d’un conflit avec des enfants mais également des adultes, passent par une reformulation, une demande de validation de la reformulation pour instaurer un dialogue de confiance durable.

LE BESOIN D’AFFIRMATION DE SOI

S’affirmer, c’est être en capacité de s’exprimer, d’exprimer son moi véritable, son essence profonde. C’est avoir la capacité de communiquer ses besoins, ses émotions, de faire part de ses pensées, ses opinions, ses faiblesses et ses forces. L’affirmation de soi relève donc de l’autonomie. Apprendre à s’affirmer est apprendre à se protéger. Cela inclut le droit de dire non, de s’opposer. Une nouvelle fois, cette attitude nécessaire au bon développement de l’enfant a été réprimandé durant de longues années. De nos jours, on commence à noter son importance. Des générations de parents et grands-parents cherchent des solutions bienveillantes et des trésors de patience face à cette phase d’opposition parfois temporaire et nécessaire des jeunes enfants.

En cas de non-respect de ce besoin, l’enfant puis l’adulte seront soit dans l’opposition constante soit dans l’étouffement. La femme a une posture toute particulière face à ce besoin car il nécessite d’accepter de naître à sa masculinité. Tout comme l’écoute est plutôt une caractéristique féminine, la force de s’exprimer est reconnue comme une fonction propre à la polarité masculine. En cas de frustration, la femme se confortera dans un côté rebelle ou une soumission à l’égard du monde. S’affirmer demande un regard sur soi et sur ses difficultés. Cela fait donc partie d’un cheminement.

LE BESOIN DE LIBERTE

La liberté est un besoin fondamental pour tout être. Être libre de choisir, de prendre des décisions, d’assumer les conséquences qui en découlent sont liés à l’évolution de l’enfant et, le développement de ses capacités motrices et cognitives. Nous avons tous en tête cette phase autour de deux ans, lors de laquelle le petit enfant répète à tout bout de champs : « moi seul ». Dès tout petit, l’enfant ressent le besoin de faire par lui-même. C’est ainsi, qu’il apprend en expérimentant seul et, sous le regard bienveillant de l’adulte référent. Il aiguise sa curiosité pour découvrir le monde.

Empêcher tout être de faire, sous couvert d’une peur ou d’une nécessité de l’adulte à protéger, renvoie systématiquement au manque de confiance de l’adulte envers l’enfant ou, même envers un autre adulte. En refusant cette liberté, l’enfant, puis l’adulte plus tard, refuseront de faire face à leurs peurs. Ils garderont alors une personnalité dépendante aux autres laissant le pouvoir de décision leur échapper durablement. Face à cette dérive comportementale, l’enfant ou l’adulte éviteront l’inconnu la majorité du temps. Il est possible qu’à l’adolescence, la jeune fille manquant de liberté, ait le goût aux frissons et le cherche dans la polarité masculine via le bad boy.

LE BESOIN DE CREATIVITE

Voici une notion souvent oubliée : la créativité. Elle se développe par le jeu, l’amusement seul ou en famille. La créativité vient avec l’imaginaire amenant ainsi les talents particuliers de chaque être. Une nouvelle fois, créer est expérimenter. Et, expérimenter œuvre à la prise de confiance. Laissons donc les enfants créent afin qu’ils se sentent autorisé à créer leur vie future. La créativité étant liée à une mise en action, elle serait plus une qualité masculine. Toutefois, avant de créer, faut-il encore avoir la capacité de penser l’idée qui va émerger de la création. C’est donc, pour partie, une qualité féminine par la pensée subtile. Le besoin de créativité montre le savant mélange entre le divin masculin et féminin évoqué dans l’article précédent des Saisons de vie de la femme, mais également dans Octobre & la créativité.

Un enfant voyant ce besoin refuser l’amènerait une fois adulte à des postures d’adultarisation, soit une « trop » grande maturité dès le plus jeune âge. Celles-ci pourraient se muer jusqu’à l’infertilité. Ce serait un enfant très sage, presque une image dans un décor. S’octroyer du plaisir pour certains est d’une grande difficulté. Cela peut même aller jusqu’à l’adoption de comportements compulsifs dans la consommation matérielle ou via l’alimentation.

En conclusion de cette partie, nos besoins quotidiens sont un savant mélange de ces sept besoins. Nos comportements ne sont pas le fruit du hasard ou d’un caprice mais bien un conditionnement de longue durée. D’après le Larousse, le conditionnement est une « procédure par laquelle on établit un comportement nouveau chez un être vivant, en créant un ensemble plus ou moins systématique de réflexes conditionnels correspondant à des critères bien définis. » Tout est dit ! Il s’agit bien de répétitions qui créent ces difficultés plus ou moins futures. Par conséquent, rassurez-vous aussi sur les comportements que vous adoptez avec vos proches ou vous-même. Tout est changement. Vous pouvez donc choisir de transformer ces conditionnements passées en les regardant bien en face. Comment procéder ?

“ Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ”

Gandhi

Une des premières questions à se poser est de savoir si l’on s’aime, tout simplement. Ensuite, s’interroger sur sa propre gestation, sa naissance et sa petite enfance sont l’approche communément admise. Généralement, que ce soit par soi-même naturellement ou via des professionnels, les interrogations vont à rebours. C’est-à-dire que plus logiquement chaque praticien partira des problématiques les plus récentes pour aller vers les plus anciennes ; soit le traumatisme de l’année passée, puis des quinze, quatorze, treize ans (s’il y en a bien évidemment) pour enchaîner sur la petite enfance, la naissance, la gestation. Il semble aussi que les souvenirs remontent plus aisément ainsi.

Pour conclure cet article sur les besoins fondamentaux amenant à s’aimer mieux, je vous propose de prendre le temps d’écouter les deux vidéos sur ma page YouTube. Ils vous invitent chacun à entrer en questionnement et vers des solutions durables.

Sources :

  • Dans le ventre de Lüna, Sylvie Bérubé
  • Les 7 étapes du lâcher-prise, Colette Portelance
  • Pyramide des besoins de Maslow
  • Les 5 Blessures émotionnels qui empêchent d’être soi-même, Lise Bourbeau

POUR ALLER PLUS LOIN

Depuis 2018, je mets l’accent sur l’importance de l’amour de soi au sujet du cycle et des énergies féminines. Pour ce sujet, je vous avais donné rendez-vous dans une série de lives via ma page facebook. Pour rappel, vous pouvez retrouver les lives suivants :

  • Et si on parlait d’amour ?, en date du 16 février 2019
  • Les blessures d’âmes et équilibre féminin-masculin, en date du 2 décembre 2019
  • L’amour de soi et la voie vers la féminité, en date du 9 décembre 2019

Vous pouvez également retrouver les deux vidéos Youtube sur le sujet :

Partager

S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments

Bienvenue sur le blog

Je suis ravie de vous accueillir sur mon blog où je vous partage le fruit de mon cheminement personnel mais également mes apprentissages, mes lectures et tout ce qui me nourrit en tant que femme.

De quoi je vous parle ici ?
D’amour de soi, de spiritualité, du rythme des saisons, de féminitude, de blessures d’âme, des saisons de vie de la femme, de missions d’âme, de sagesse féminine, de créativité, de notre relation aux travail, d’estime et de confiance en soi, de sexualité, de matresence, d’hypersensibilité…

Article le plus populaire

  • Apprendre à devenir mère : les enjeux de la matrescence