HONORER CE QUI NOUS REND UNIQUE AINSI QUE NOS ENFANTS

par | Fév 7, 2020 | Relations parents-enfants, 13 mères originelles, Spiritualité | 0 commentaires

C’est avec la nouvelle lune du 24 janvier dernier que nous avons quitté les énergies de la première Mère de clan de l’année 2020. Vous avez pu remarquer la chute des températures mi-janvier, ainsi que ce ciel magnifique qui a duré presque une semaine au-dessus de la Loire Atlantique. A la veille de la nouvelle lune, ce fût une tempête de vent nocturne qui balaya ce ciel bleu azur pour nous apporter des nuages hauts et sombres à l’image de l’hiver obscure. Cette météo changeante nous pousse une nouvelle fois vers l’introspection et l’observation de notre être profond en lien avec la Nature, que nous avons chéri en janvier. En ce début février, c’est bien vers ce sujet de fond que je souhaite vous embarquer. Allons à la rencontre de nous-même, de notre sagesse. Pour cela, je vous propose un mois tourné vers deux voyages fondamentaux de notre vie : la quête d’être soi-même et, les changements profonds, qui lorsque de l’on devient parent, s’installent dans nos vies et nos cœurs.

AUTOUR DES SAGESSES ANCESTRALES

Comme chaque mois, je vous invite à me suivre au cœur des sagesses amérindiennes. A la première nouvelle lune de l’année s’éveille la Mère de clan du deuxième cycle lunaire. Alchimiste de tous les souvenirs, gardienne de la Mémoire des Pierres, protectrices des Traditions sacrées, voici à présent le temps de la Gardienne de la Sagesse.

Cette nouvelle gardienne du cycle des treize lunes veille sur la mémoire planétaire. A l’image des pierres, porteuses de l’histoire du monde, qu’elle protège, sa couleur est le gris. Elle rappelle la couleur Argent de la réparation que j’utilise dans mes soins pour vous aider à passer les caps difficiles de la reconstruction. Cette gardienne nous amène également à chérir nos liens d’amitiés Car oui, en cette période, les énergies sont tournées vers l’histoire de la grande famille que nous formons avec tous les êtres vivants, et vers l’élargissement de la connaissance que nous pourrions en avoir. Au-delà des différences, à nous en ce mois de février, de trouver les similitudes entre chaque culture, forme de vie, et tradition. C’est le moment de chérir ceux qui comptent et d’élargir nos cercles.

La Terre renferme de nombreux peuples. Or, selon la tradition amérindienne, le regard porté sur les humains, « les Être à 2 jambes », qui excellent dans leur capacité d’enfermement. Depuis des décennies, l’Homme a tendance à continuer de croire en une Vérité unique. Dans sa tradition, sa religion, sa philosophie, l’humain prône le chemin unique vers une seule sagesse et une seule compréhension. C’est d’ailleurs ce qui engendra nombres de massacres, guerres et tant que cruautés quotidiennes, même dans ces temps dits modernes.

La Gardienne de la Sagesse nous invite à découvrir les possibles et à s’ouvrir à toutes formes de vie, à les honorer, à leur laisser de l’espace pour vivre leur Vérité. En d’autres termes, la Mère de Février invite à la tolérance, la compréhension, l’ouverture d’esprit par nos capacités à s’épanouir. Elle établit un lien entre l’Histoire passée de tous les habitants de la Terre sans supériorité d’une pensée ou d’une autre, et les traditions de chacun par l’ouverture à notre mémoire personnelle et collective. Elle pousse à se souvenir des détails de nos histoires personnelles pour soutenir l’accomplissement du présent, et le développement de soi.

L’année passée, lors de mes premiers pas avec cette mère de clan, j’avais déjà été surprise. En effet, j’avais pu me reconnecter à des moments forts. Ceux lors desquels j’avais fait preuve d’un nécessaire dépassement de moi, notamment dans mon parcours d’enfant. Cette année elle m’invite à revisiter ma vie professionnelle ; ce qui est totalement cohérent. Cette introspection, liée à l’année de transition en cours, laisse émerger ce qui fait sens en moi, ce qui m’anime profondément pour aligner ma mission professionnelle à mon essence, donc ma Vérité.

Afin de découvrir la sagesse profondément enfouie en chaque être, il est nécessaire d’écouter. S’arroger toute autorité ou droit de paroles est se donner une impression de contrôle et de savoirs, qui flatte l’ego mais ne permet en rien de grandir. Une nouvelle fois, ce contrôle n’est qu’un énième masque renfermant frustrations diverses, voir colères enfouies. Il n’est qu’un refus de laisser jaillir l’être profond qui sommeille en vous. De plus, accepter de devenir ce réceptacle d’une connaissance ancestrale permet notre évolution. Or, accepter de grandir à son niveau est permettre à tout un écosystème de se transformer, c’est une manière de contribuer à un monde meilleur, en savourant une vie quotidienne vécue dans la paix et l’harmonie de soi.

Essayer le silence.   Jacques Salomé affirme « Communiquer suppose aussi des silences, non pour se taire, mais pour laisser un espace à la rencontre des mots. »   Avez-vous déjà eu cette impression de parler trop, parler tout le temps, de voir l’interlocuteur noyé sous le flot des mots que vous débitez à la vitesse de la lumière ?   Que ce soit lors d’une conversation, ou lors d’un temps seul, le silence est un allié.   Je vous invite à découvrir tous les bienfaits du silence via l’émission France Inter, Grand Bien Vous Fasse, du 26 décembre 2019, ici.   Dans le silence, notre mental s’apaise même s’il a l’habitude de s’agiter un temps d’abord. Lors de méditations, vous pouvez sentir ce changement difficile mais bénéfique. En se recentrant, il est possible de laisser le mental s’agitait compulsivement mais de ne pas en prendre ombrage. Laisser le s’agiter, il va se calmer. Et dans le silence, il se vit tant de transformations.   Essayez. Dans une conversation, par imitation, vous pourrez observer le résultat. Murmurer renvoie tout être à largement baisser son volume sonore.  

Ainsi, c’est fort de ces savoirs ancestraux qu’il vous est possible d’interroger votre être profond dans la justesse de votre Vérité, puis de l’honorer. Chaque expérience est unique. Chaque point de vue est construit en fonction. Aucun d’eux n’est mensonge tant qu’il est vécu avec la sagesse du cœur, donc non déformé. La Vérité n’est pas le résultat mais un voyage fait d’expériences construites sur le pilier fort de l’Histoire ancestrale. Ainsi, forte de ces deux soutiens, l’Histoire et votre Vérité basé sur l’expérience, le doute est impossible : vous êtes sur le chemin de l’évolution à la recherche de votre sagesse. Sans influencer sciemment, vous devenez uniquement un être ancré dans son vécu qui avance pas à pas. Un colibri, en somme. Ce petit oiseau qui « fait sa part » selon la légende amérindienne, rapporté à notre époque par Pierre Rabhi.

Alors, êtes-vous ce colibri, qui fait sa part en honorant l’Histoire conté par tous les êtres de la planète et fondant sa Vérité sur l’expérience vécue ?

UN PILIER DU CHANGEMENT : ACCOMPAGNER, UNE DEFINITION DE LA PARENTALITE.

Chaque être a ses forces et ses faiblesses sur Terre. Chaque être peut découvrir sa mission de vie, utile à la grande marche du monde. Toutefois, nous avons tous une mission commune que chacun remplit de son histoire et sa vérité personnelle. Cette mission commune à tout être est la parentalité.

Bien que cette mission ne soit pas obligatoire, elle est tout de même commune pour une majorité. Elle peut être plus largement vécu au travers de l’éducation. Un proverbe ghanéen met en avant qu’« il faut tout un village pour élever un enfant ». Ainsi même ceux qui n’ont pas choisi ce rôle se retrouve un jour ou l’autre, même pour quelques minutes à compter dans la vie d’une autre personne. Chacun a un rôle d’accompagnateur, de référent. Néanmoins, l’expérience de la parentalité reste un accompagnement spécifique, durable et quotidien.

La Larousse parle de « la fonction de parent, notamment sur les plans juridique, moral et socioculturel. » La définition est ici très vague. Heureusement, la question a fait couler beaucoup d’encres, et surtout ces dernières années avec l’approche cognitive des neurosciences.

L’idée de parentalité a été introduite en 1930 par Bronislaw Malinowski au travers de son approche anthropologique du terme parenthood. Cinq fonctions sont alors mises en avant :

  • la procréation,
  • le nourrissage,
  • l’éducation,
  • l’attribution d’identité,
  • l’accès au statut d’adulte.

Trente ans plus tard, ce sont les psychanalystes qui s’emparent du terme. Dans les années 80, les pédopsychiatres et les psychanalystes continuent leur cheminement. Puis, dans les années 2000, et notamment en 2010, le ministère en charge de la Famille se dote d’un Comité national de soutien à la Parentalité (CNSP) et les neurosciences viennent apporter leur touche à l’éducation en général.

En 2011, la définition s’étoffe selon ces termes : « la parentalité désigne l’ensemble des façons d’être et de vivre le fait d’être parent. C’est un processus qui conjugue les différentes dimensions de la fonction parentale, matérielle, psychologique, morale, culturelle, sociale. Elle qualifie le lien entre un adulte et un enfant, quelle que soit la structure familiale dans laquelle il s’inscrit, dans le but d’assurer le soin, le développement et l’éducation de l’enfant. Cette relation adulte/enfant suppose un ensemble de fonctions, de droits et d’obligations (morales, matérielles, juridiques, éducatives, culturelles) exercés dans l’intérêt supérieur de l’enfant en vertu d’un lien prévu par le droit (autorité parentale). Elle s’inscrit dans l’environnement social et éducatif où vivent la famille et l’enfant ».

Ainsi, en quelques décennies, l’enfant est passé d’un statut d’objet soumis au bon vouloir du chef de famille à un être humain reconnu comme étant une personne avec des droits. Sa place au sein de toute la société est depuis en réajustement. Ce qui donne aux enfants plus de place, mais également pour tout adulte un travail de positionnement à revoir, en fonction de l’histoire également, et des blessures transgénérationnelles qu’il porte. Cela entraîne de nombreux questionnements et met en lumière des besoins et caractéristiques des enfants, qui laissent souvent l’adulte démuni ; faisant porter aux parents, notamment aux mères, une très grande culpabilité. Cette volonté bien connue d’être une « bonne mère » finit parfois par devenir une « trop bonne mère ». Cette mère protectrice est créée de toutes pièces par les peurs qu’elle porte. Ce trop-plein d’amour revient alors à étouffer l’enfant, et paradoxalement le pousser à devenir un futur adulte insécure.

Evidemment, je ne vais pas vous parler éducation au sens stricte du terme, ce n’est pas non plus ma mission dans mes accompagnements. Ce qui me tient à cœur depuis ma reconversion est de mettre du sens dans ce chemin qui nous fait devenir parent. C’est cette recherche de sens qui permet de ne pas subir son quotidien et ses obligations, afin de revenir au plaisir d’être parent. Et, notamment en apprenant à être présent lorsque le temps nous manque alors que nous souhaiterions tant être plus disponible pour nos enfants.

Tout parent en a fait l’expérience : être parent n’est pas juste lié aux fonctions de la définition du Larousse. Au quotidien, un enfant mal dans son corps et sa tête, va engendrer un climat de tensions palpables au sein de la famille. Ces maux sont d’ailleurs bien souvent le miroir des maux de ses parents, de sa blessure d’âme, qui a déjà pris matière pendant sa vie fœtale. Un enfant est brut, il n’est pas cuirassé comme un adulte. Ainsi, lorsque des trop pleins d’émotions se font sentir dans la famille, il les vit et expriment dans leur pleine puissance, et non comme les adultes que nous sommes, qui contrôlant et étouffant nos émotions. Ces débordements sont souvent des alertes, des messages à décoder sur votre propre état émotionnel. De plus, c’est bien normal qu’un enfant soumis à des évolutions constantes et les pressions sociétales qu’on connaît bien, ne soit pas toujours en phase avec son monde. C’est pourquoi, il me paraît intéressant et utile de vous soutenir en tant que parent dans l’accompagnement quotidien qu’est le vôtre. Tout « parent est le premier professionnel de son enfant ». Ainsi, comme tout professionnel, il a le droit de ressentir ce besoin d’être entouré également, et de trouver des pistes d’accompagnement pour son enfant.

Vous sentez-vous professionnel ? Comment vous formez vous à être parent ?

Il y a bien aujourd’hui des outils et formations proposés pour les parents. C’est d’ailleurs une grande chance pour notre génération et celles à venir. Néanmoins, il est nécessaire de veiller à ce que cela ne conduise pas à une obligation de résultat, entraînant jusqu’au burn out parental.

En vivant tous les jours et en découvrant le développement de votre enfant, âge par âge, avec eux vous replongez aussi dans vos histoires. Tout ce qui n’est pas alors réglé se manifestent ; engendrant parfois cette déception de répéter l’histoire et les schémas familiaux. Ce fût mon cas pour mes deux premiers enfants. Aujourd’hui, grâce au chemin que j’ai accompli dans ma spiritualité, je porte un tout autre regard sur les liens qui nous lient avec nos enfants. Les liens d’âme sont tout d’abord venus perturber mes croyances. Mais, dans un deuxième temps, ils l’éclairent vraiment. Pour moi, un bébé, même s’il ne sait pas encore parler ou marcher est doté d’une grande sagesse, de sa Vérité. Il la porte, il la laisse vibrer. Et, si on entre en communication subtile avec ce petit être fragile, nous pouvons contacter cette grandeur d’âme. C’est toujours avec une grande émotion que je communique les messages d’âme aux parents que j’accompagne. C’est souvent bouleversant, mais très éclairant sur les besoins d’accompagnement des enfants.

Aujourd’hui j’accompagne les parents et futurs parents, en nettoyant les mémoires de leurs corps, les aider à dissoudre leurs cuirasses, de ce qui est resté bloqué à l’intérieur d’eux-même, de ce qui a marqué leur enfance, ce qui a induit des croyances limitantes, et pu générer un manque de confiance en soi, en sa capacité à être parent. Ne plus porter ce qui ne nous appartient pas est une source de bien-être profond.

Pour cela, je me mets à l’écoute du corps, des émotions, de l’âme afin de libérer les blocages et résistances absorbant l’énergie physique et psychique, créant des débordements émotionnels, nous remontant dans l’histoire familiale et souvent dans la lignée.

Ce que j’explore à chaque séance, me touche et me fascine : il y a tant de clés en nous. Ces clés se découvrent dès lors que l’on accepte d’apprendre cette prise de recul sur notre quotidien, que l’on prend le temps de revenir à soi, d’écouter en profondeur ce que les émotions ou notre corps enferme comme secret.

Honorer sa Vérité, c’est cela pour moi. C’est renaître à ses talents, les redécouvrir, laisser tomber les masques que la société nous a amené à porter pour enfin être soi.

C’est permettre à nos enfants de se connaître, de ne pas perdre leur essence véritable, et de pouvoir les guider dans la connexion à leurs pleins potentiels.

Vous pouvez retrouver sur ma boutique en ligne les séances que je vous propose pour femmes enceintes, bébé, enfants et adolescents.

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