En Septembre dernier, via le billet S’ENGAGER ENVERS SOI-MÊME, je vous annonçais l’importance pour mon évolution personnelle et professionnelle d’être soutenue en tant que femme. Pour mieux vous accompagner dans vos cheminements, j’ai choisi de me faire accompagner également. Lors de ma première formation avec Monique Grande, je vous ai partagé ce vécu dans FEMINITUDE : LE DEFI DU FEMININ OU CHEMINER AU CÔTE DE MONIQUE GRANDE. Aujourd’hui, pleines de douces vibrations et forte d’apprentissages profonds envers moi-même, je reviens vers vous après un deuxième week-end de formation.

Ce soir, toute chamboulée, je sors de ce deuxième week-end entre femmes.

Ce soir, je ressens le besoin d’intégrer tous les moments vécus via l’écriture.

Demain, j’accepterais ce vécu en me faisant masser.

Puis, dans les jours à venir en lisant, en reprenant mes notes, en préparant mes cercles et stages de 2020.

Ce week-end de séminaire entre femmes, dans le cadre de la formation professionnelle Féminitude, dédié à l’art d’accompagner les femmes avec Monique Grande, fut la deuxième rencontre partagée avec une vingtaine de femmes. Les mêmes femmes rencontrées il y a deux mois et, les mêmes que j’aurai la joie de retrouver en début d’année prochaine.

Trouver les mots, pour décrire ce qui se vit dans ce type de formation autour d’un cercle de femmes, n’est pas très aisé pour moi. Entre ces lignes, je tente un exercice périlleux de partage : rapporter un vécu en respectant la confidentialité de nos intimités de femmes. Cette confidentialité, cadre protecteur, nous permet de nous livrer, de nous libérer. Il nous aide à poser des mots sur les prises de conscience au-delà des apprentissages techniques en tant que tel. En fait, cette formation permet d’expérimenter des outils ludiques, transformateurs, libérateurs et maternant. Ces mêmes outils que je vais intégrer dans mes accompagnements tant à titre individuel qu’en groupe.

Lors de cette deuxième rencontre, les thèmes que nous avons explorés sont :

  • La relation mère-fille,
  • La connexion à notre puissance,
  • La place de la sexualité dans la vie de la femme.

Dans ce témoignage, je vais m’attarder principalement sur le questionnement autour de la relation mère-fille.

« PARLER ET JOUER « LES MERES » AVEC BIENVEILLANCE. »

Le thème de ce deuxième acte Féminitude a amené une forte appréhension. Ce sentiment fut d’ailleurs partagé par une majorité de participantes. Ce sujet, je l’ai exploré, et travaillé. Je le connais. Ma propre histoire, le profil et le rôle de nos mères au sein des soins pratiqués et des cercles partagés avec mes client-es réclament un cheminement incontournable pour tout thérapeute. En tant que femme, chacune de nous se construit grâce au premier modèle de femme et, à nos mères de substitution choisies. Je m’attendais donc à être remuée émotionnellement.

Pour mon premier retour à chaud, je peux affirmer que les émotions du moment ont finalement été plutôt douces. Pourtant, ce soir en vous écrivant une boule dans ma gorge est présente. Mes mots de clôture du week-end ont aussi été chargé d’émotions et de pleurs. Mais, je ne ressens aucuns pleurs douloureux. Il s’agit ici de larmes libératrices, d’émotions évacuant mon cœur pour mieux l’alléger, puis le remplir d’encore plus d’amour et de douceur.

Cette année 2019 aura été marqué par ces pleurs en cercles, que j’ai pu partager avec des femmes, mes propres clientes parfois, ma meilleure amie qui m’a vu pleurer pour la première fois dans un cercle en 13 ans. Pleurer pour moi est un cadeau que j’ai appris à me faire, que j’avais par le passé du mal à m’autoriser même seule, et que je cherche plus à contrôler en public. C’est une grande victoire. Je sais combien ces larmes qui coulent, sont des eaux chargées de douleurs, sont une partie du poids de mes souffrances que j’ai décidé de ne plus porter dans tous les sens du terme. À travers mon travail personnel, entrepris depuis plus de vingt ans, et, à travers le travail de libérations de mémoires de vies (ou cellulaires en terme énergétique) de mes client-es, je mesure à quel point nous portons en nous, les mémoires de nos lignées, nos mémoires collectives et, ce sur plusieurs générations (13 générations d’après la kinésiologie). Cela me passionne et m’obsède aussi. En tant que maman, j’ai à cœur de protéger mes enfants, de leur éviter de porter les mémoires du passé pour qu’à leur tour mes garçons arrêtent de transmettre à leurs futures filles et fils, tous ces bagages qui peuvent impacter la douceur de la vie.

Pendant ce séminaire, il y a eu plusieurs temps forts lors de nos pratiques de groupe. Je m’arrêterais ici tout particulièrement sur un premier dédié à un jeu de rôle. Pendant ce temps, nous avons investi les rôles de la mère et de l’enfant. Plusieurs profils de mères ont été abordés. Naturellement, en jouant l’enfant, nous avons eu des réactions naturelles de compensations en fonction des différents profils des mères. Ce fût impressionnant de constater ces réactions ancrées de nos yeux. Nous avons ainsi testé les rôles de la mère bienveillante, à la mère absente, la mère ambivalente, la mère enfant, la mère toxique, la mère effondrée. Par la force de l’observation, nos interrogations quant à nos propres mères sont rapidement apparus : quel a été le profil de notre mère ? Avons-nous eu ces réponses d’enfants en compensation ?

A ce stade de nos réflexions, mon cheminement est arrivé à la mère que je suis. D’autres ont eu cette approche également. Impossible de faire l’impasse là-dessus. En observant ces presque dix-huit années de maternage, j’ai constaté mon évolution. J’ai mesuré combien j’ai endossé de rôles différents de mères en fonction de mes blessures mais aussi, des hommes avec qui je partageais ma vie.

J’ai été la mère effondrée, dans le déni d’une dépression post-partum, dans la solitude de mes pleurs et mes idées noires. Puis, au fil de mon travail sur moi-même, je suis devenue de moins en moins effondrée malgré des rechutes.

J’ai aussi été la mère absente, toujours sur les routes, à l’hôtel, à la sortie du périscolaire parfois, mais rarement à la sortie de l’école, absente aussi le mercredi avec mes garçons.

Aujourd’hui, j’ai changé de vie professionnelle, en autre, pour être disponible en tant que mère. Malgré tout, j’ai eu besoin d’apprendre à être présente, même si je ne me déplaçais plus. Nous avons en effet cette capacité à l’absentéisme mentale alors que nous sommes physiques avec nos enfants.

J’ai pour habitude d’affirmer que j’ai appris à être mère, à devenir une mère bienveillante. Aujourd’hui j’ai la chance d’avoir été une troisième fois maman. Cette nouvelle maternité m’a permis de mesurer ce que j’ai réparé dans ma féminité. Et c’est cette réparation qui me permet de laisser vivre, enfin, cette mère aimante que j’étais depuis le départ au fond de mon ventre et dans mon cœur. Pour mes aînés, je ne savais pas tout simplement pas comment le montrer à mes fils. J’ai eu la chance de m’offrir une grossesse en pleine conscience, d’être soutenue et accompagnée par un futur papa impliqué. Malgré une grossesse à 40 ans, très médicalisée, elle a également été très agréable. J’ai pu vivre une troisième naissance par césarienne sereine. Malgré, quelques surprises de dernière minutes, je n’ai pas du tout gardé les stigmates comme pour la première césarienne en urgence de mon premier enfant. J’ai pu allaiter ce dernier bébé et, ainsi comprendre pourquoi je n’avais pas pu allaiter mes deux premiers bambins.

Au fil des années, j’ai appris à me libérer de la culpabilité, de mes peurs de mal faire, d’être une mauvaise mère, de reproduire certaines souffrances vécues en tant qu’enfant. Au fil des années, j’ai surtout appris à poser un autre regard sur les comportements de ma mère. J’ai appris à voir ce qu’elle m’avait transmis de bon, son courage et sa capacité à s’affirmer et accepter sa manière maladroite de me montrer son amour. Aujourd’hui je suis en paix avec ma mère. J’ai pardonné ce qui dans le passé a pu me conduire à ne plus vouloir exister. J’ai compris qu’elle même en tant que mère, a souffert et souffre sûrement encore, en portant en elle beaucoup de culpabilité. Il y a du déni et des non-dits aussi involontaires liés à la difficulté de se confronter à ses actes. Actes commis par souffrance et sans conscience, j’entends par là malgré-soi.

Lors de ce week-end, je n’ai pas retrouvé ma mère dans ces différentes facettes. Au contraire, je l’ai reconnu dans son rôle d’enfant ; cette enfant face à sa propre mère ambivalente, à son manque de maternage. Ce sont ces constats auxquels sont associés mes larmes. Je mesure combien les femmes de ma lignée sont des femmes fortes et des battantes. Des femmes qui ont fait face à l’adversité. Des femmes blessées par leurs propres parents. Ce manque d’amour dans l’enfance a créé des difficultés dans leur confiance en elles. Elles ne se sont pas estimées pleinement face à leur qualité de femmes. Elles sont alors devenues des mères ne sachant pas s’aimer, et transmettre cette amour d’elles et des autres.

REAJUSTER SES CROYANCES

Au cours de ces week-ends, nous vivons aussi les effets miroirs entre femmes du cercle. Lors d’une pratique de « tissage autour des croyances », je fus marquer par la puissance de cet effet miroir. Je vais éviter de vous révéler la méthode, souhaitant vous laisser la découvrir lors de mes futurs cercles et accompagnements. Néanmoins, je peux vous rapporter quelques expériences fortes lors de cette rencontre. Nous avons notamment toutes affirmé, haut et fort, les croyances véhiculées dans nos familles sur les femmes et les hommes ; et tout particulièrement celles que nous nous sommes appropriées. Entendre ces mots posés, contenant tant de croyances limitantes et erronés sur ce que sont les hommes et les femmes, tout en sachant qu’elles s’appuient malheureusement sur les vécus de nos mères, grands-mères et générations plus anciennes, m’a fait l’effet de grands coups de poignards dans le dos, le cœur et le ventre. Des mots si durs à entendre et si facilement dit, des mots imprégnés dans nos chairs et notre inconscient. Toutefois, c’était si beau et si fort de nous avoir vu et entendu les transformer. Nous avons choisi de ne plus porter certaines croyances. Pour ma part, j’ai transformé la croyance « les hommes que j’aime me quitte » en « les hommes que j’aime restent et m’aime ». Cette croyance était ancrée dans ma vie car, mon père a quitté ma mère. En lien j’ai déjà vécu deux séparations. J’ai conscience d’avoir été un déclencheur de mes propres difficultés en rejouant ce qui m’avait blessé enfant. Cette blessure d’abandon non guérie de la petite fille que j’ai été, je l’ai revécu aux deux ans de mes trois enfants. Heureusement, aujourd’hui j’ai de la ressource pour accueillir cette blessure, ne plus la laisser décider et, lui donner assez d’amour pour la guérir. Pour cela, j’ai appris à me reconnecter à ma puissance. Lors de ce week-end, ce fut la danse qui me fût proposée comme outil fort de cette reconnexion. Nous avons dansé sur des sons tribales et chaotiques dans le but de nous connecter à la voix de nos ventres. En se connectant à notre puissance, nous sommes allées chercher au plus profond de nous cette ressource pour nous affirmer et, faire de nos épreuves des victoires sur nous-mêmes.

AFFIRMER LA FEMME LIBRE QUE JE SUIS DANS MA MISSION POUR VOUS

Nous avons ainsi partagé avec d’autres femmes des moments vécus où nous avons pu nous sentir grandir. Nous avons pu gagner en confiance. Dans mon cas, cela s’est résumé par l’affirmation de ma mission de vie. Désormais « je ne me cacherais plus derrière les autres dans ma mission de thérapeute et d’entrepreneure ». Pour celles qui me suivent depuis mes débuts, vous mesurez bien combien mes partages évoluent. Je m’ouvre plus. Je me positionne de plus en plus en exprimant sur ce qui me fait vibrer. C’est cela ma véritable mission de vie. Aujourd’hui, je formulerai ceci : ma mission est d’accompagner les femmes à se libérer de leurs mémoires pour devenir des femmes libres.

Ce thème de la liberté pour la femme a souvent été évoqué dans nos offrandes à nous-même : être libre de se vivre, libre de se dire, libre d’être aimée, libre d’être mère et entrepreneure, libre d’être féminine et désirable sans être mal jugée, libre de vivre pleinement sa sexualité, libre de respecter les besoins de son corps, libre de rêver et de se réaliser, libre de gagner sa vie à sa juste valeur, libre d’être une femme mystique, libre d’être une femme cyclique. Pour moi, cela se résumerait par:

Libre d’être cette femme multiple et, unique à la fois.

J’aurais sûrement beaucoup d’autres choses à vous en dire pour compléter ma pensée et vous partager cette expérience pleine de promesses. J’aurais notamment envie de vous raconter les liens qui se sont tisser avec cette nouvelle rencontre. J’aurais décrit ma vision de la sororité tant à la mode en ce moment. Vous le savez sûrement, je ne suis pas attachée à la question des modes. Néanmoins, je vais m’accorder du temps pour intégrer cette expérience transformatrice ; puis laisser les graines de ce creuset de la féminité se déposer lors de nos prochaines rencontres et échanges.

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