De la naissance à l’âge adulte : au cœur du printemps de la vie d’une femme

par | Mai 2, 2021 | Blessures de l'enfance, Equilibre féminin et masculin, Féminitude, Spiritualité | 0 commentaires

Naître à sa féminité est parfois un long cheminement pour la femme. Si la nature cyclique de la femme ne fait aucun doute, sa vie est une succession d’étapes qui lui permettent d’apprendre à vivre en harmonie avec ses énergies féminines.

Dans son ouvrage Dans le ventre Lüna, Sylvie Bérubé présente ainsi les 4 saisons de la vie d’une femme. Parmi les saisons essentielles à la connexion avec son féminin sacré, le printemps de la vie d’une femme reste un passage important.

En effet, notre enfance et ses passages initiatiques (depuis la conception jusqu’à environ 21 ans) est un socle capital dans le parcours de vie d’une femme jusqu’au cœur de ses énergies féminines. Ainsi, cette période aura un impact déterminant et non négligeable sur sa vie et influencera grandement sa connexion à son féminin sacré et à sa puissance de femme.


Quelles sont les étapes déterminantes de l’enfance dans le devenir d’une femme ? Comment accompagner au mieux sa fille dans la connexion à son corps de future femme ? Comment guider une adolescente vers sa féminité ? Enfin, quels sont les besoins d’une femme au printemps de sa vie ?

Autant de questions que l’on se pose, soit en tant que mère ou parent, soit lorsque l’on choisit de réaliser un travail d’introspection sur notre enfance pour guérir ses blessures de femme.

Dans cet article, je vous emmène donc au cœur du printemps de vie de la femme, entre sa conception et ses 21 ans.


Naître à sa féminité

Selon la Médecine Traditionnelle Chinoise, le printemps de vie d’une femme peut être découpé en deux parties :

Entre 0 et 14 ans, avec un temps nommé Sève de femme où l’élément bois domine.

Et entre 14 et 28 ans, avec un temps appelé Femme Apogée, où l’élément feu prévaut.

La femme en devenir est alors amenée à naître au travers d’un capital qu’elle porte en elle mais qu’elle devra également acquérir. Elle est à la fois la somme des générations passées et un esprit libre qui ne demande qu’à s’épanouir.

Cette période étant le fondement de toute une vie, il apparaît particulièrement intéressant de se pencher sur ce qu’elle représente et ce qu’elle amène comme lots de blessures ou de confiance, ainsi que les enjeux qui s’y jouent et qui conditionneront pour partie la vie de chaque femme.

Les premiers pas de la vie sont des passages initiatiques sur la voie du corps. 

Sylvie Bérubé, Dans le ventre de Lüna

Le printemps de la vie de chaque femme est un temps de semences lors duquel nous plantons nos graines. C’est le moment de naître à son corps de femme.

Dès l’arrivée de l’âme du bébé au creux du ventre maternel débute la naissance à la féminité. Les parents sont d’ailleurs les premiers garants de cette incarnation, mais aussi de la découverte de l’essence et l’épanouissement de cet être féminin.

Pour cela, ils peuvent s’attacher dès ces premiers instants à répondre aux besoins de l’enfant. Ces protecteurs ont en effet un rôle capital et déterminant en lui assurant la sécurité, l’amour, la reconnaissance, l’écoute, l’affirmation, la liberté et la créativité.

Dès la grossesse, puis dans ces premières années, les besoins émotionnels de l’enfant sont importants.

Pour aller plus loin dans les notions des sept besoins fondamentaux, consultez l’article que vous pouvez retrouver ici

En effet, il est aujourd’hui prouvé par la science que satisfaire pleinement les besoins fondamentaux du petit enfant est capital à son bon développement.

Devenir un adulte équilibré et confiant passe ainsi pleinement par l’écoute et la bienveillance du couple parental et de l’environnement du jeune enfant.

Cependant, les éducations données par les générations précédentes (qui vivaient en « mode survie » notamment à cause des périodes de guerres) ont été principalement focalisées sur la réponse aux besoins vitaux et physiques. Nos lignées portent donc aussi en elles beaucoup de mémoires de souffrances et de violences.

Ces éducations difficiles sont souvent la cause d’un travail d’introspection des femmes avec un profond besoin de venir revisiter le printemps de leur vie. C’est un travail que je vous encourage grandement à faire si tel est votre cas.

Ainsi, le printemps de la vie d’une femme comprend plusieurs phases de développement bien distinctes.

Tout d’abord, il faut garder en mémoire que tout au long de notre vie, des temps d’évolution se marquent en moyenne tous les sept ans. Ces périodes d’éveil sont également nommées les passages d’âme.

Ainsi, lors de la conception, l’embryon s’attache tout d’abord à sa mission de vie en choisissant son sexe.

Durant la gestation, c’est la sécurité en soi qui permet alors le développement du caractère sexué.

Avec la naissance vient ensuite la pulsion de vie qui annonce le choix de vivre au féminin.

Entre 0 et 7 ans, la petite fille travaille principalement son ancrage à la Terre et l’estime de soi au travers de sa relation à la mère, ainsi que sa connexion au Ciel et sa confiance en soi par sa relation au père.

Entre 7 et 14 ans, l’adolescence amène le temps de l’affirmation de soi, le développement du corps féminin étant au cœur du processus.

De 14 à 21 ans, la jeune femme est enfin appelée à sortir de Terre pour ressentir, s’exprimer et s’éveiller aux relations sexuelles et à la polarité masculine.

Dans son livre, Sylvie Bérubé nous propose également sept passages initiatiques sur la voie du corps. Chaque passage invite ainsi la femme à exprimer sa beauté féminine et ses nombreux pouvoirs.

Aux tréfonds de son corps, la femme entremêle ainsi polarités féminine et masculine ; permettant ainsi à l’énergie de vie de circuler en toute liberté et en toute confiance.

Ces 7 passages sont les suivants :

– De la conception à la naissance : la cellule-fille, le fœtus-fille, le bébé-fille

– La petite fille (0-4 ans)

– La grande fille (4-7 ans)

– L’adolescente ou la jeune fille (7-14 ans)

– La jeune femme (14-21 ans)

De la conception à 7 ans : les prémices de l’estime de soi et de la confiance en soi

Lors de la première période de vie terrestre, les relations aux parents sont primordiales.

Entre 0 et 7 ans (le fameux âge de raison), deux forces se développent et seront déterminantes pour la vie entière : au travers de la relation à la mère, petit à petit, l’estime de soi se construit. Et c’est dans le regard du père que la confiance en soi se développe.

Ces deux bases permettent un enracinement à la vie et au cœur de la Terre-Mère, donnant par la même le goût de vivre.

Cet amour de soi et de la vie se construit pas à pas, en lien avec le premier chakra : le chakra racine. Il amène ainsi la femme à :

– s’incarner dans son corps,

– la reconnaissance de l’importance des femmes sur la Terre,

– l’acceptation du sexe féminin,

– la reconnaissance de sa raison d’être,

– et l’acceptation de sa mission de vie.

Cette mission de vie de femme se portera notamment dans l’incarnation de la sagesse féminine et ses nombreux pouvoirs.

Ainsi, comprendre son arrivée à la vie et les conditions dans lesquelles chacune d’entre nous a été accueillie permet d’avancer dans son cheminement de femme vers la compréhension de soi et des difficultés rencontrées au cours de sa vie d’adulte.


Si vous avez envie d’en apprendre plus sur vous-même, il serait intéressant de vous questionner sur vos rapports à votre naissance et à votre sexe féminin.

Quelles ont été les conditions familiales lors de votre venue au monde ? et quelles ont été vos épreuves lors de votre naissance ?

Je vous invite à vous connecter à vos mémoires et à identifier comment le bébé et la petite fille en vous ont vécu ces événements : quels ont été vos ressentis et vos émotions cristallisés dans votre ventre, votre corps et votre cœur ?

IMPORTANT : les références à la présence d’un père et d’une mère ne sont pas ici des références genrées mais une question de polarité. En effet, la composition du couple parental est bien plus complexe que la seule présence d’un homme et d’une femme. Bien que la conception implique la présence de gamètes femelles et de gamètes mâles, accompagner l’enfant renvoie bien plus aux notions de polarités féminines et masculines. Il en est de même dans le cas de familles monoparentales. Le parent référent est alors seul à faire face aux besoins de l’enfant. Il rencontre donc seul les enjeux de la parentalité, amenant une seule énergie mais trouvant des solutions pour apporter ces deux polarités dans la vie de l’enfant. Souvent, le parent a d’ailleurs naturellement tendance à chercher cet équilibre en détectant dans son entourage proche un référent de la polarité opposée pour son enfant. Ces référents peuvent alors devenir de réels modèles de construction.

Je vous parle donc bien ici de polarité, et non pas de genre. Dans tout type de couple, hétérosexuel, homosexuel, ces polarités sont toutes deux présentes, équilibrant ainsi l’enfant.

De 7 à 14 ans : pas à pas vers l’autonomie

Tout parent en a conscience : l’enfant est un être libre à accompagner vers sa propre vie. Chaque enfant ne peut être le jeu de ses parents ou de ses référents. Il s’installe dans son corps de chair avec pour but d’apprendre, de construire et d’évoluer.

Pour cela, il a besoin de dépasser sereinement les premières années de sa vie, années où il est dans l’incapacité de survivre par ses propres moyens, pour ensuite explorer le monde.

Par la découverte de son propre corps, puis de son environnement très proche puis de plus en plus éloigné, l’enfant se manifeste alors à la vie par l’action et le mouvement.

Ainsi, entre 7 et 14 ans, l’enfant acquière davantage d’autonomie. Il commence à répondre seul à ses besoins primaires, et explore son environnement plus en avant.

Dans un sens, il coupe le cordon psychique. C’est également un temps lors duquel les hormones apparaissent. Le développement des caractères sexuels amène le développement du corps de la jeune femme.

Ce moment apporte son lot d’aventures, de peurs et de découvertes. Il invite notamment à reconnaître le caractère sacré du corps de la femme.

La jeune fille a besoin d’être reconnue pour ce qu’elle est : une femme en devenir.

Si plus tard dans notre vie d’adulte, nous rencontrons des difficultés à faire des choix et à réaliser ses projets, et si la confiance en nous-même nous fait profondément défaut, il peut alors être intéressant d’aller revisiter cette période de notre vie.

De 14 à 21 ans : se découvrir et rayonner

Entre 14 et 21 ans, la jeune fille bouillonne. Elle a soif de découvertes et d’échanges. Le monde extérieur l’appelle et l’attire. C’est un temps de rencontres avec la polarité masculine et les propres pouvoirs masculins de cette femme en devenir.

Le temps des rapprochements intimes, amicaux et sexuels s’installe.

C’est souvent un temps tourné vers la recherche de travail et la mise en place des conditions pour quitter le cocon familial.

La féminité est alors rayonnante de beauté, et la jeune fille voit aussi son besoin de reconnaissance pour ce qu’elle est, grandir.

Elle exige à juste titre un respect, mais aussi une reconnaissance du caractère sacré de son corps et de sa sexualité. Il est alors fréquent d’observer sa certaine rébellion face aux règles, ou face au passé vécu ou transmis.

La première représentante de la féminité, sa propre mère, peut par exemple constamment se voir être remise en question dans ses actes et choix par sa propre fille. Ces chamboulements profonds permettent à la jeune femme de traverser une nouvelle étape de transition dans son évolution.

Entraînant toute la famille dans cet accompagnement périlleux d’éveil à soi, ces changements ne sont pas toujours des plus sereins, il faut bien l’admettre, ni pour les parents ni pour la jeune fille elle-même.


Ces phases d’évolution de la femme, au sein de son printemps, ont un impact sur toute une vie.

Bien entourée et accompagnée, la femme débutera sa vie dans les meilleures conditions vers son cheminement à sa féminité et vers sa puissance de femme.

Après la voie du corps lors du printemps de vie, la femme traversera ensuite la voie du cœur, lors de l’été de sa vie. Cette période lui permettra de créer et d’exprimer l’amour et la féminitude présente au cœur de son être. Cette étape suivante de vie pourra être vécue bien différemment en fonction des bases des graines semées lors de son printemps de vie.

Il n’est pas rare au cours de cette période de revoir surgir des blessures du passé. De nouveau, la femme est invitée, souvent par les mémoires de son corps, à écouter la petite fille qui a pu être blessée ou ignorée dans ses besoins. Celle qui a besoin d’être sécurisée pour accéder à une autre dimension d’elle-même, et de bien vivre les changements de son corps.

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