COMMENT L’ECOUTE DE SOI PEUT DEVENIR LE REMPART A UN POTENTIEL EFFONDREMENT ?

par | Nov 23, 2020 | Ecoute de soi et rituels, Amour de soi, Angoisses et stress, Blessures de l'enfance | 0 commentaires

On a tous une manière de fonctionner. Emotions, physique : le corps est un engrenage aussi simple que complexe. Lorsqu’on débute son existence, qu’on est jeune, plein de vie, en santé : on est insouciant. Notre soif de découvrir le monde prend le dessus sur la découverte de ce que l’on est intérieurement.

Il m’a fallu de nombreuses années pour mesurer combien je me méconnaissais. Mon mode de fonctionnement était un mystère à mes yeux. En réalité, je ne m’attardais pas sur ce lien entre mon corps et mes émotions. J’avais cette avidité de croquer la vie. Comme tous, j’ai pris mon envol. Je suis devenue une jeune adulte. Je me suis ouverte à l’amour. La réussite sociale et professionnelle a eu cette place fondamentale, m’entraînant dans mes retranchements. J’ai perçu ainsi les limites de la NON ECOUTE DE SOI.


Cela ne m’a pas pour autant empêché d’avancer. J’ai adopté le comportement classique : me reposer, souffler et repartir ! A fonds, de préférence.

Souvent avec cette vision de la vie, ce qui compte c’est agir. Il faut faire vite et plus. Acquérir l’expérience, se prouver ce que l’on vaut, réaliser ses envies de se construire. On pense à une vie de couple, une vie de famille ou à d’autres ambitions. Puis, viennent les grandes étapes. Ces moments qu’on nous a vendu comme « les plus beaux de notre vie ». Ceux qu’on immortalise avec de magnifiques photos : la naissance d’un bébé, un beau mariage, la construction de notre maison, etc.

Et voilà.

On y est. On la fait. On la vit. On la partage avec nos proches.

Cette vie, toute tracée, comme tant d’autres avant nous.

Notre réussite.

Mais là, pour certaines femmes, une bombe éclate.

Envahies de pensées négatives, elles débordent de tristesse ou de colère, voire de terreur.

Cet évènement rêvé, fantasmé, ne ressemble en rien à leur réalité. Des souvenirs affleurent à leur esprit. Douloureux. Incompréhensibles. Ont-elles vraiment vécu tout ça ? Alors, elles scrutent leur mémoire. Elles cherchent à comprendre. La peur s’impose. Quel part de leur passé sera révéler? Elles vont jusqu’à penser devenir folles. Elles s’inquiètent même de discerner une lueur de peur dans le regard de leurs proches.

Cette bombe peut prendre d’autres formes. Elle se dessinera sous l’angle d’un épuisement. Des sentiments peuvent apparaître comme l’incapacité à vivre cette vie-là. La peur de ne pas être à la hauteur. Ou encore, ne pas aimer ce nouveau rôle, ces nouvelles responsabilités.

Cela arrive.

Pas à tous. Mais certains le vivent, ainsi. Et, quand cela se produit, la colère nous submerge. Difficile de ne pas penser qu’ON NOUS A VENDU DU RÊVE. Difficile, de ne pas CULPABILISER. Il est même courant de se remettre en question. On se voit différent. Notre esprit va jusqu’à nous formuler des pensées comme « je ne suis pas normale de penser des choses pareils », « je n’ai pas le droit de me sentir si mal en vivant ce moment-là ».

Et, si finalement cela était lié à toutes ces années de non écoute de soi ?

Bien souvent, se couper de ses émotions et de son corps évite de se faire terrasser par ce qui nous dérange. Un autre facteur important est celui de l’éducation. En tant qu’enfant, personne ne nous a guidé vers cette écoute de nos émotions. Souvent, nos propres parents étaient eux-mêmes en difficulté. Au prise avec leurs propres émotions, refoulées ou difficilement acceptées. De plus, la notion de besoins émotionnelles de l’enfant est un package récemment découvert. Son importance est à peine accueillie dans le monde de l’éducation.


En attendant, notre cerveau a trouvé des STRATÉGIES DE SURVIES ET DE PROTECTION. Tout événement traumatique est stocké, engrangé. Bien au fond de notre mémoire. Il est protégé.  En quelque sorte, il n’a pas été pleinement vécu. Et s’il l’a été, il a été minimisé. En édulcorant ainsi la réalité, l’évènement problématique a moins de prise sur la personne. Elle lui donne moins d’énergies et, zéro émotion ne vient la perturber. S’active ainsi le mode survie : la vie se traverse comme un combat. On fait place à la GUERRIÈRE EN SOI.

Dans certains cas, ce qui est enfoui remonte lors de ces moments de vie prévus pour être heureux. C’est une mémoire traumatique qui se définit comme suit :

« La mémoire traumatique, trouble de la mémoire implicite émotionnelle, est une conséquence psychoraumatique des violences les plus graves se traduisant par des réminiscences intrusives qui envahissent totalement la conscience (flash-back, illusions sensorielles, cauchemars) et qui font revivre à l’identique tout ou partie du traumatisme, avec la même détresse, la même terreur et les mêmes réactions physiologiques, somatiques et psychologiques que celles vécues lors des violences.
[….]
Les mécanismes neuro-biologiques qui sont à l’origine de cette mémoire traumatique sont assimilables à des mécanismes de sauvegarde exceptionnels qui, pour échapper à un risque vital intrinsèque cardio-vasculaire et neurologique induit par une réponse émotionnelle dépassée et non contrôlée, vont faire disjoncter le circuit de réponse émotionnelle (comme dans un circuit électrique en surtension qui disjoncte pour sauvegarder les appareils). »
Pour en savoir plus sur la mémoire traumatique je vous invite à consulter le lien suivant https://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/memoire-traumatique.html

Dans ce mode de vie, on finit toujours par s’épuiser. On ne trouve alors pas toutes les saveurs espérées. On montre un visage de soi. Celui de la femme forte. Cette même femme forte, qui dans son lit, pleure si souvent. Au fond, on espère juste que du soutien va un jour venir. On espère que le jour suivant sera moins lourd à porter. Mais finalement, ne sachant comment s’y prendre, on ne demande jamais d’aide.
En apprenant à se protéger, en anticipant les potentiels coups, en ne faisant confiance à personne, on ne tente pas de réclamer cette aide si indispensable à notre survie. Pourtant un jour, ce corps qui a tant fait de guerre, finit par lâcher. Bien qu’à ce moment précis, nous le croyons, notre corps ne nous abandonne pas.

Il crie juste :

« STOP !!!

Tu es sur le mauvais chemin.

Tu te perds.

Je ne te suis plus ! »


Parfois, notre tête essaye de garder la main. À force de résistances, elle aussi finit par marquer l’arrêt. C’est là, que l’épreuve débute, tout s’effondre, autour de vous. En réalité, c’est surtout en vous qu’un changement s’effectue.


LA GUERRIERE DOIT DÉPOSER LES ARMES !


Passer une vie à se faire la guerre sans avoir mal et manquer de ressources : c’est impossible.

Heureusement, il y a aussi une bonne nouvelle. Sur ce chemin, vous vous êtes connectée à cette ressource nouvelle. Une énergie de courage, qui n’appartient qu’à vous. En alimentant cette force, vous apprenez, pas à pas à devenir la GUERRIERE PACIFIQUE.

Il faudra du temps pour se relever. Peut-être êtes-vous sur cette route ? Il est alors nécessaire de s’attarder sur ce qui fait mal.

Regardez. Ecoutez. Soulevez les voiles.

Ressentez à nouveau ce corps et ces émotions.

Laissez leurs la place qu’elles méritent.

Apprenez à les accueillir avec douceur.

EN SOMME, DEVENEZ BIENVEILLANTE ENVERS VOUS-MÊME.

Soyez les parents aimants de votre petite fille blessée .

Celle cachée à l’intérieur.

Celle dont vous avez besoin.

Étape après étape, avec plus d’amour pour vous chaque jour, vous vous relevez. Vous vous réparez. Vous prenez conscience de votre histoire. Vous laissez enfin le passé derrière vous pour redessiner un monde meilleur. Nos épreuves, nos souffrances ont forgé nos personnalités. Mais, il est nécessaire de ne plus s’identifier à nos blessures.

Nous sommes bien plus que cela. Ces embûches nous font croire certaines choses sur nous-même. Or, nous avons bien plus de valeurs encore
Il nous appartient de nous retrouver. De nous reconnecter à notre état originel. De toucher notre pureté d’enfant. Retrouver cette joie au creux de nos ventres et nos cœurs.

Encore et toujours, je ne cesserai de vous le dire :

Ayez le courage de vous offrir votre amour.


Si vous avez envie d’être aidée pour y croire véritablement, je peux vous accompagner, telle une mère. Je peux être celle qui vous aide à retrouver les bonheurs simples de la vie.


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