COMMENT AGIR SUR VOTRE STRESS AU TRAVAIL ?

par | Jan 18, 2021 | Angoisses et stress, Amour de soi, Ecoute de soi et rituels | 0 commentaires

Le stress au travail est une thématique qui revient régulièrement dans les accompagnements demandés par mes clientes. A tel point, qu’aujourd’hui, j’ai vu un grand intérêt à vous livrer ma réflexion.

Certaines clientes me demandent de les accompagner, car elles vivent un stress important au sein de leur emploi. Une des actions récurrentes est leur choix de changer de postes, voire d’entreprises. Malgré cela, elles affirment revivre une nouvelle fois la même situation. Elles se retrouvent systématiquement confrontées aux mêmes profils dans leur entourage professionnel.

C’est après des années à prendre sur elles, au point de se sentir victime d’une forme de harcèlement, que LEUR CORPS A FINI PAR DIRE STOP. Evidemment, il existe de véritables formes de violences, ici. Toutefois, cela ne sera pas le sujet de ce billet.

Ces personnes en souffrance réelle affirment ainsi être entré dans une phase de burnout. Le burnout, bien que cousin de la dépression, n’en est pas une. Il se manifeste généralement lorsque nous sommes exigeants à outrance avec nous-même. Perfectionnistes. Nous en faisons trop. Cette maladie a été reconnue par l’OMS en 2019. Elle est définie comme un syndrome d’épuisement professionnel.

A l’origine, le terme « burnout » est une construction sociale et scientifique apparue dans les années 1970. Cette formule décrit l’épuisement au travail de professionnels de l’aide et du soin. Conceptualisé pour la première fois par le psychiatre américain Freudenberger en 1975, il a fait l’objet de nombreux travaux,

Le syndrome d’épuisement professionnel et ses manifestations. Maslach et Leiter, 1997, Pines et Aronson, 1988, Cherniss, 1980

Le syndrome d’épuisement professionnel ou burnout a notamment été étudié par la psychologue sociale, Christina Maslach. Ses recherches et avancées ont donné lieu à plusieurs définitions. Toutes convergentes sur un point: le burnout se traduirait par un état d’épuisement professionnel, à la fois émotionnel, physique et psychique, ressenti face à des situations de travail « émotionnellement » exigeantes.

Pour aller plus loin je vous invite à consulter le guide d’aide à la prévention :

Le syndrome d’épuisement professionnel ou burnout, Mieux comprendre pour mieux agir. Il a été élaboré par des organises de prévention en santé et sécurité au travail comme l’ANACT et l’INRS.

Source : https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/Exe_Burnout_21-05-2015_version_internet.pdf

Dans la première partie de ma vie professionnelle, j’ai assuré des missions de prévention en risques psychosociaux. En œuvrant auprès des dirigeants d’entreprises, j’ai constaté la vulnérabilité de certaines personnes. En effet, les risques potentiels ne sont pas les mêmes pour tous.  Dans l’objectif d’éviter de subir ce stress sur son lieu de travail, chaque membre d’une équipe a la possibilité de s’évaluer. Bien que l’évaluation inquiète, elle amène des aspects réellement positifs. En l’occurrence, chaque personne pourrait tirer de grands bénéfices en se penchant sur sa vision du travail. Deux pans sont à observer de près ici : le rapport que vous entretenez avec votre emploi et sa place dans votre vie.

Je vous invite à prendre le temps de répondre à ces quelques questions dès à présent. Mettez-les par écrit. Cela vous permettra de garder trace de vos réflexions.

  1. Êtes-vous de celles qui donnent une grande place à leur carrière professionnelle ou leur métier ?
  2. Avez-vous à cœur de vous épanouir au travail ?
  3. Êtes-vous dans un besoin de reconnaissance de votre hiérarchie ou vos pairs ?
  4. Vous reconnaît-on pour votre professionnalisme et, votre fort engagement dans votre mission professionnelle ?

Après une telle analyse, un fait revient systématiquement. Que ce soit dans mon cas ou pour mes clientes, j’ai identifié l’importance de la place que prend le travail dans notre vie. Moi-même, j’étais très investie. Je donnais le meilleur de moi-même. Je cherchais à prouver ma valeur. Je voulais être vue comme compétente et motivée. Responsable très jeune, je tenais à être prise au sérieux.

A l’époque, un de mes chefs m’avait dit ceci « Tu sais, on ne peut pas être aussi exigent avec les autres que l’on est avec soi-même. » Moi, trop exigeante ? Cet échange m’a beaucoup marqué.

Oui, je l’étais ! Exigeante, dure, perfectionniste, dans le contrôle, l’anticipation !! J’étais ainsi. Mes clientes sujettes au stress au travail ont pour la plus part également ce profil. Elles ne savent tout simplement pas être autrement. Comble de l’ironie, nous sommes professionnellement valorisées pour ce trait de notre personnalité. Oui, nous donnons tout. D’ailleurs un supérieur hiérarchique, dont notre travail dépend, ne va pas se plaindre de ça !

D’ailleurs, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous étiez aussi dure avec vous-même ? Pourquoi avez-vous besoin de contrôler les évènements ?

Est-ce le cas dans toutes les sphères de votre vie ?

Et, si ces qualités étaient aussi vos faiblesses ?

Et, si cela pouvait être l’une des causes de votre stress au travail ?

Et, si cela favorisait tout simplement un burnout ?

Bien évidemment, l’organisation et le management de l’entreprise sont des leviers pour éviter les risques psychosociaux. Mais, comme évoqué dans le guide cité ci-dessous, il convient aussi de prendre en compte les caractéristiques liées à l’individu.

Voici l’extrait du guide qui l’évoque en page 17.

2. Les caractéristiques liées à l’individu.

En ce qui concerne les caractéristiques liées à l’individu, le lien entre, d’un côté, l’épuisement professionnel et, de l’autre côté, le genre, l’âge ou le niveau d’études, n’est pas établi. Les résultats des études sont divergents. En revanche, comme pour le stress au travail, les études montrent que les traits de personnalité jouent un rôle dans la survenue de l’épuisement professionnel. On peut, notamment, citer le lien entre ce syndrome, l’instabilité émotionnelle (tendance à percevoir, construire et ressentir la réalité et les événements comme menaçants, pénibles et problématiques) et le caractère consciencieux (être méthodique, organisé, soigné, méticuleux, persévérant, etc.).

Toutefois, cela ne réduit en rien l’influence des facteurs de RPS liés au travail dans l’émergence du burnout. Un autre aspect individuel à prendre en compte est l’importance primordiale du travail dans la vie et l’identité de l’individu (sens donné au travail, valeurs qu’il véhicule). Cela se traduit pour l’individu par un engagement fort car c’est dans le cadre de son travail qu’il se sent utile et s’accomplit. Toutefois il serait faux de considérer le syndrome d’épuisement professionnel comme « une maladie du battant », comme une conséquence inéluctable d’un engagement trop intense d’un individu au travail, même si ce syndrome s’observe chez des travailleurs fortement investis et, la plupart du temps, appréciés dans leur travail tant au niveau technique que relationnel. En effet, une telle causalité requerrait d’identifier des situations de « sur-engagement », ce qui impliquerait l’existence d’un seuil dont le travailleur s’écarterait. Or, il n’est pas possible de fixer un seuil qui puisse définir la juste part d’investissement qu’un individu devrait consacrer à ses relations affectives et sociales, et à son travail.

C’est cette notion de « sur-engagement » que j’évoque en accompagnement. Avant tout travail, il est important de comprendre ce qui se joue en nous face à ce stress. En creusant ce pan du problème, l’individu en souffrance agit durablement et concrètement. Il a même parfois des résultats plus rapides. Vouloir absolument changer les facteurs du problème sur son lieu de travail est souvent moins efficaces que de changer soi-même.

Il est d’ailleurs possible d’aller encore plus loin dans ce questionnement personnel.


Et, si finalement, choisir le contrôle n’était qu’un schéma de protection ? La réponse à une blessure profonde ? Un vécu traumatique ? Un climat familial insécure peut-être ? Vous voulez aller plus loin ? Lisez l’un e mes articles sur les blessures d’âme.

Le lien n’est pas toujours évident à faire seule mais, je vous invite vraiment à y réfléchir. Malheureusement, la prise de conscience isolé d’un accompagnement peut être insuffisante.
Bien que vous vouliez véritablement sortir de ce schéma de fonctionnement, vous n’y arrivez pas forcément, ou pas durablement. Le risque est alors de se culpabiliser et, d’enclencher un cercle infernal.

On conseille souvent aux personnes stressées, de se détendre, de méditer et, de lâcher prise. Avez-vous déjà reçu de tels conseils ? Peut-être de vos proches, vos collègues ou votre chef ?
Le mot « lâcher prise » est souvent une source de crispations ; car vu comme inaccessible pour une personne qui se projette sans cesse. En effet, lorsque le contrôle est votre mode de fonctionnement propre, le futur est source d’angoisse. Pour s’assurer une prise sur la vie, vous ne pouvez tout simplement pas lâcher prise. Cela reviendrait à se jeter dans un trou sans en voir le fonds. Or, nous n’avons rien d’une Alice sautant à pieds joint dans un monde inconnu.

L’une des clefs pour débuter un travail plus profond serait de revenir à l’origine de votre fonctionnement. Comprendre la cause de nos maux apaise ces émotions négatives, ces souffrances vécues. Faussement endormies, elles sont toujours actives dans vos cellules. Alors posez-vous la question : Quand avez-vous commencé à fonctionner ainsi et, surtout pourquoi ?


Je le dis souvent L’ANTIDOTE A LA PEUR EST L’AMOUR !

Lorsque l’on est dans le contrôle, il y a une part de nous qui est en insécurité. Cela peut même se traduire par de l’anxiété. Quasiment invisible mais tellement intense en vous.

Une fois, votre questionnement posé sur le papier, vous pourrez utiliser des outils pratiques et concrets dans votre quotidien.

Un des premiers serait de revoir la répartition de votre temps. Celui-ci est précieux.  Balayez tous les domaines de votre vie. Puis, réorganisez votre agenda. Mais cette fois, en vous accordant le temps que vous méritez. Un temps de qualité. Un rendez-vous avec vous-même et, rien que pour vous. Une heure pour faire des choses qui vous font du bien ou juste ne rien faire, vous reposer et vous entraîner à ralentir ! Accordez-vous ce temps et ces activités qui vous nourrissent en profondeur.

C’est ainsi que vous serez plus en adéquation avec vous-même, et que le stress aura de moins en moins de prise sur votre quotidien.

Prendre du temps pour soi, sans culpabiliser, ne se fait pas du jour au lendemain mais cela s’apprendre. S’ACCORDER LE TEMPS QUI NOUS EST NECESSAIRE, C’EST SE DONNER PLUS D’AMOUR.


Apprendre à s’aimer est permis à toutes et à tous. Et cela à n’importe quel moment de sa vie. Parfois, on a besoin d’un coup de pouce. On a besoin de quelqu’un qui nous aide à prendre du recul, nous offre un espace de sécurité, pour déposer ce qui est lourd en soit. D’un moment où nous nous sentons soutenues quand on se décourage et que la route est sinueuse. Cette personne nous montre le chemin d’une vie plus légère, dans laquelle l’insécurité n’est plus au commande.


Si vous avez besoin de cette main tendue pour vous accompagner sur un bout de votre chemin de vie, je peux être cette personne disponible, à l’écoute et sécurisante.


Parfois il suffit d’un pas. Et si on en faisait un premier ensemble ?

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