Apprendre à devenir mère : les enjeux de la matrescence

par | Mai 16, 2021 | Ecoute de soi et rituels, Amour de soi, Féminitude, Relations parents-enfants | 0 commentaires

Apprendre à devenir mère en même temps qu’on le devient, c’est ce que vivent la plupart des femmes qui enfantent aujourd’hui. Devenir père ou devenir mère est en effet un processus de transformation profond, un passage de vie pas toujours si évident à réaliser.

De plus, les injonctions sociétales qui pèsent sur les femmes, les mères et les pères de nos jours peuvent également être lourds de conséquences, doublement lorsqu’ils sont liés à des mémoires et des blessures personnelles difficiles à transmuter.

Une femme ne devrait pas avoir à faire le choix de ne pas avoir d’enfants. Une femme ne devrait pas se demander si elle sera capable d’aimer et d’élever un enfant. Une femme ne devrait pas à avoir à subir les conséquences d’avoir perdu un enfant. Une femme ne devrait pas avoir à subir de la violence de la part de ses enfants. Une femme ne devrait pas se sentir incapable d’élever un enfant seule. Une femme ne devrait pas faire un enfant pour faire plaisir à son partenaire sans en avoir un véritable désir. Une femme ne devrait pas non plus avoir à abandonner un enfant.

Pourtant, dans la réalité, beaucoup de femmes se posent ces questions et subissent ces soit-disant choix.

Pourquoi une femme qui choisit de ne pas avoir d’enfants doit-elle se justifier ?

Pourquoi certaines femmes ne se sentent pas confiantes à l’idée d’être mère ? Et finissent même par saboter leur vie de couple inconsciemment ?

Pourquoi certaines mères n’arrivent-elles pas à se voir comme une mère aimante ?

Pourquoi certaines femmes se revoient « petite fille » devant leurs propres enfants ?

Pourquoi certaines mères se voient davantage comme une sœur plutôt que mère ?

Pourquoi certaines mères sont-elles violentes avec leur enfants ?

Et surtout, pourquoi tout cela peut-il avoir des conséquences sur une vie entière, voire sur plusieurs générations ?

Dans cet article, je vous partage les différents enjeux et difficultés rencontrés dans le cheminement d’une mère. Bien que centré sur la femme et la future maman, cet article ne se veut pas genré et pourrait tout autant être transposé au masculin, tant dans les difficultés d’être ou devenir père, dans les injonctions faites aux couples hétérosexuels comme homosexuels, que dans les enjeux de ces énergies masculines au service d’un enfant.

Les mémoires cellulaires et transgénérationnelles

Il est une dimension souvent ignorée dans les difficultés du cheminement de parent, de mère ou de père, c’est l’impact du transgénérationnel et des mémoires cellulaires.

Toutes ses femmes qui ressentent de la souffrance d’être ou de devenir mère portent en elles des mémoires de douleurs, des blessures profondes, ainsi que des croyances limitantes sur cette dimension d’elles- mêmes.

Ces mémoires négatives ont imprégné leurs cellules, leurs pensées, leurs cœurs et leurs ventres… la plupart du temps, malgré elles.

Elles peuvent être liées à leur histoire : leur vie intra-utérine dans le ventre de leur mère, leur propre naissance, leur petite enfance, leur adolescence, leur début de vie de femme aussi…

Mais souvent, ces mémoires sont liées à l’histoire de leur propre mère, de leurs grands-mères et de toutes leurs lignées.

Si les mémoires cellulaires de leur propre histoire peuvent être conscientes, celles de leur lignée sont quant à elles rarement connues.

Pourtant, ces mémoires ont un si grand impact sur leur capacité à être une mère aimante.

Elles sont souvent liées à des violences physiques, morales ou sexuelles, mais aussi à des grossesses éprouvantes, des accouchements mal vécus, des deuils périnataux non accompagnés, des abandons d’enfant faits sous la contrainte, ou encore des chocs émotionnels non guéris… Ce vécu peut être le leur, celui de leur mère, de leurs grand-mères mais aussi de leur père ou grands-pères.

Être alerte sur l’existence de ces mémoires et les faire venir à notre conscience pourra favoriser leur libération, et par conséquent, facilitera grandement le cheminement de la mère comme du père en élaguant totalement ce qui peut entraver leur sérénité face à l’arrivée d’un enfant.


Être mieux accompagnée à devenir mère

Aujourd’hui, la future maman qui souhaite se projeter dans une vie de mère reste relativement livrée à elle-même pour comprendre et se préparer au mieux à ce qui sera son nouveau rôle et cette nouvelle vie à l’arrivée du bébé. Il n’en est pas moins d’ailleurs pour les futurs pères, qui souffrent également d’un isolement moins médiatisé.

En Europe, et plus particulièrement en France, nous avons bien entendu la chance d’avoir un accompagnement à la grossesse qui permet de sécuriser l’arrivée de nos bébés et la santé de la future maman, mais cet accompagnement reste principalement axé sur l’aspect médical.

Le travail remarquable des sages femmes est lui aussi davantage axé sur la préparation à l’accouchement et sur les aspects physiologiques de la grossesse.

D’autre part, tout ce processus démarre uniquement lorsque la femme porte déjà la vie en elle depuis plusieurs semaines.

Cependant, on constate de plus en plus un besoin accru des femmes d’être accompagnées différemment et de mettre au monde leurs enfants de manière la plus naturelle possible, notamment par la volonté de pratiquer des accouchements physiologiques et à la maison (AAD).

Un nouveau métier émerge également, celui de Doula. Les doulas sont des femmes qui accompagnent les futures mères pendant leur grossesse, principalement sur les aspects non médicaux et avec une dimension spirituelle de la naissance.

Les rituels de femme et notamment la célébration de la grossesse (le blessing way, à ne pas confondre avec le baby shower, qui célèbre davantage le futur bébé) se font de plus en plus communs.

Tout ceci est encourageant et positif, tant dans les dimensions naturelles et spirituelles que dans le soutien nouveau apporté aux femmes, mères en devenir.

Cependant, ces pratiques demandent encore à se faire connaître et reconnaître, et elles sont également principalement dédiées à la femme enceinte.

Or, une femme se prépare à être mère bien avant sa grossesse. Et un homme se prépare à devenir père longtemps avant de l’être.

C’est un long cheminement qui se construit tout au long de la vie de la femme, et le processus s’amplifie lorsqu’elle commence à ouvrir son cœur et qu’une alchimie avec un homme se créée.

Là débute la danse des âmes, c’est une phase préparatoire activée sur le plan céleste avec cette future âme qui souhaite s’incarner sur Terre.

Ainsi les futurs parents, homme ou femme, commencent à être initiés à leur chemin parental, bien souvent sans aucune conscience. Ce processus dure en général plusieurs mois.

Vivre un processus de préparation en conscience est un cadeau.

Celapermet notamment de prendre en compte nos mémoires et notre histoire afin de faire un travail intérieur profond pour se libérer de ses blessures, mais aussi des mémoires de nos lignées. Ce processus nous libère de toutes nos croyances sur le rôle de la mère et du père.

Ce processus, certaines femmes parviennent aussi à le faire de manière simple, certaines sont notamment aider par leur mère et/ou leur grand-mère qui leur transmettent leurs savoirs et les initient à cette nouvelle étape de leur vie.


Les désillusions

Nos sociétés ont idéalisé les mères et leur rôle aimant croule désormais sous des injonctions de mère parfaite.

La vision du bonheur de la maternité et de son image idyllique créé chez beaucoup de femmes une énorme culpabilité.

Coupable de ne pas vivre de manière agréable sa grossesse, coupable de ne pas ressentir l’instinct maternel, coupable de pleurer sans cesse dans ce moment heureux qu’est l’arrivée d’un bébé, coupable de déprimer voire d’être complètement submergée, coupable ensuite de se cacher pour verser des larmes de honte de s’être « mal » comportée avec leurs enfants… La culpabilité arrive souvent avec la matrescence, et ce processus de devenir mère se fait souvent dans la désillusion.

Pour les femmes qui ont vécues des violences ou qui ont grandi dans un schéma familial destructeur, ce processus sera entravé par l’impact de leurs souffrances passées sur leur capacité à s’aimer.

Elles peuvent alors vivre ce moment différemment et arriver à la conclusion de leur incapacité à devenir une bonne mère. Les désillusions se feront alors aussi dans la douleur, soit dès la grossesse soit à la rencontre avec leur enfant. Cette douleur pourra se poursuivre par une souffrance de mère au quotidien, dans une maternité vécue comme un combat.

Il en est de même pour les désillusions de la pré-conception. Certaines femmes mettront des années pour concevoir un enfant, et d’autres devront même avoir recours à une aide médicale, un parcours PMA, voire réaliser des dons d’ovocytes ou une adoption.

Pour certaines, il s’agira bien-sûr d’une cause médicale mais pour d’autres, dans le déni de blessures profondes et inconscientes, cela peut être tout autre chose.

Enfin, l’illusion d’avoir besoin d’une vie parfaite pour accueillir un enfant peut aussi voir une envie tardive d’avoir un bébé se réveiller à un stade critique en terme de fertilité.


Être mère, le chemin d’une vie entière

Devenus mère ou père, les parents prennent alors souvent conscience du long chemin ouvert devant eux.

Si la pré-conception, la grossesse, l’accouchement et ce que l’on appelle la période du post-partum sont des étapes charnières et cruciales dans la transformation que subit la future mère (comme le futur père), apprendre à être mère reste malgré tout le parcours d’une vie lorsque l’enfant est enfin là. Et ce chemin se poursuit parfois avec des difficultés pour la femme à s’épanouir pleinement dans son rôle de mère.

Tout au long de la vie, ce cheminement devra être ajusté, réajusté et conscientisé.

Les peurs et les blessures pourront ressurgir face à l’évolution de l’enfant et au miroir qu’il représente parfois.

Aux différents âges de nos enfants, les confrontations aux douleurs de la mère et du père, si elles ne sont pas accompagnées, peuvent être destructrices pour l’enfant comme pour les parents.

Malgré tout cela, la magie de la vie opère et ces femmes et ces hommes recevront un cadeau : leur enfant. Cet enfant arrivé dans leur vie a un rôle, une mission portée par son âme.

Il transmettra à sa maman un enseignement de vie qui lui permettra de transformer ses peurs, ses croyances et ses douleurs en amour.

La lumière pure de l’âme de nos enfants nous transforme.

Fanny Alexis

La femme vit d’ailleurs sa transformation profonde pendant la grossesse et la termine au 9ème mois de son bébé. Et cette transformation n’est pas simplement celle de la mère mais de la femme toute entière.

La matrescence, ce processus pour devenir mère, si possible aimante et apaisée, se poursuit alors toute la vie et à chaque étape de vie de l’enfant, mais aussi de sa propre histoire de femme et de la vie de sa propre mère.

De la pré-conception jusqu’à la fin de la vie d’une mère, être et se sentir mère est un long processus, un cheminement parfois douloureux, souvent idéalisé, et totalement unique et intime à chaque femme.

Les enjeux et les difficultés de cette matrescence sont souvent peu connus ou anticipés, ils restent même souvent cachés. Et bien que les mères et pères commencent à libérer leurs paroles, le chemin est encore long avant de comprendre pleinement les impacts de ces difficultés, tant sur chacun des parents que sur l’enfant.

Si être accompagné(e) dans ce parcours apparaît pourtant tellement indispensable et utile, il conviendra à chaque femme et homme de préparer ce moment et de conscientiser les enjeux de sa future parentalité.

Si vous avez un projet bébé ou si vous êtes enceinte, je vous accompagne dans ce parcours pour devenir mère et dans la libération des mémoires cellulaires et transgénérationnelles qui pourraient entraver votre sérénité de mère.

Si vous êtes déjà mère et que vous rencontrez des difficultés, je vous accompagne également dans la guérison de vos blessures.

TEMOIGNAGE DE SABRINA

J’ai connu Fanny ALEXIS via une amie. Cette dernière avait senti que je pouvais en avoir besoin et c’était effectivement le moment pour moi. Je n’avais jamais participé à ce genre d’expérience mais je n’y étais pas hermétique… »au pire ça ne me fera pas de mal ». J’ai débuté par un nettoyage des mémoires cellulaires qui au contraire de ne pas m’avoir fait de mal m’a fait énormément de bien !
J’ai donc voulu aller plus loin et j’ai réalisé un accompagnement « Naître et être femme« .

Je souhaitais me réconcilier avec moi-même, avancer dans mes rôles de femme et de mère.
J’ai d’abord ressenti un bien-être immédiat grâce au soin. Un moment à moi de calme et de détente. Puis avec les échanges avec Fanny sur ce qu’elle ressentait, ce bien-être est devenu, pour ma part, permanent. Elle a pu nettoyer et me faire lâcher les émotions négatives qui pouvaient être incrustées en moi.
Fanny a appuyé sur certains points pendant le soin. J’ai travaillé dessus et y travaille encore. Entre autre, je manquais d’estime de moi-même, après ces 8 mois, j’ai changé cette image.
Je vais tellement mieux. J’avance. Merci Fanny.


Dans tous les cas, si vous pensez que vous rencontrez des difficultés maternelles qui vous paraissent insurmontables ou qui semblent vous effondrer psychologiquement, ne restez pas seule et isolée.  Il existe de nombreuses associations de soutien et des professionnels qui peuvent vous aider à traverser ce moment. L’association Maman Blues en fait partie : https://www.maman-blues.fr/

N’hésitez pas à contacter la PMI, votre médecin ou un psychologue qui saura vous orienter vers les meilleures solutions de soutien. L’association référence des professionnels dans toutes la France.

Pour contacter l’association :

https://www.facebook.com/associationmamanblues

https://www.instagram.com/association.maman.blues/

La référente Maman blues sur le département 44 :

Victoria HENRI : mamanblues44@gmail.com

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