3 infos essentielles pour vous libérer des émotions de vos enfants

par | Jan 23, 2021 | Ecoute de soi et rituels | 1 commentaire

Êtes-vous de ces mères qui vivent intensément la relation à leurs enfants ? Vous vous qualifiez de sensible et, vous récitez chaque matin « lâche-prise». Souvent, l’épuisement vous guette. Parfois, c’est le burn out parental qui semble flirter avec vous. Vous vous comparez à une cocote minute ? Un vase dont la goutte d’eau va déborder ? A moins que la métaphore de la maman dragon vous convienne mieux ? En tout cas, vous le sentez. Avez-vous besoin en tant que maman de vous libérer des émotions de vos enfants, celles qui ne vous appartiennent pas.

1 – Observer : accueillir les émotions.

Un genou écorché ? Un « t’es plus ma copine/mon copain ! » ? Une joie immense ?

Et, vous devenez une surfeuse émérite.

Celle qui glisse main dans la main avec son enfant sur cette déferlante émotionnelle.

Qui ne vous appartient pas.

Souvent, nous pouvons être étonnée d’être emportée par nos enfants et, leurs émotions. Elles ne semblent pas être les nôtres. Et pourtant, elles résonnent de concert.

Vous êtes-vous déjà questionnées sur le pourquoi de cette réalité ? Peut-être votre intelligence émotionnelle vous a-t-elle déjà mise dans l’embarras ? Si vous êtes à lire ces quelques lignes, c’est que vous cherchez à comprendre, voir même à dépasser cette difficulté. Car oui, il est difficile d’être happée ainsi par quelque chose qui ne nous appartient pas, ne nous ressemble pas. 

Pourquoi les émotions de nos enfants deviennent les vôtres ?

Voici notre questionnement du jour.

Si vous avez visité mon site flambant neuf, vous n’avez pas pu louper le cadeau qui vous y attend : 10 jours pour arrêter de subir. Et si ce n’est pas le cas, vous pouvez profiter de cette offre spécialement étudié pour vous, en cliquant sur ce lien, ici.

C’est dans ce même esprit, qu’aujourd’hui, je vais continuer. Les émotions nous amènent beaucoup d’allégresse mais aussi de tristesse. Lorsque l’on est plus sensible à l’intelligence du cœur, nos affects peuvent devenir nos meilleures amies ou nos pires ennemies en une fraction de secondes.

Si vous questionnez plusieurs personnes hypersensibles, toutes vous assureront de deux choses : « génial et épuisant ». Oui, être à l’écoute de soi, de ses émotions peut nous jouer de sacrés tours. C’est une force, certaine. Encore faut-il ne pas se laisser embarquer par la tempête.

2 – Comprendre : Aimer sans s’oublier.

« Aimer, c’est se réjouir du bonheur d’autrui, c’est faire du bonheur d’un autre le sien propre. »

Gottfried Wilhelm Leibniz

Ah, l’amour !

L’amour est l’excuse à tous les travers. Il est aussi magnifique que transformateur. Sous son égide, chacun accepterait tout. Pourtant, subir une situation n’est pas réellement de l’amour. S’oublier dans une relation, pour le bien d’autrui, c’est manquer une part de la complexité de ce sentiment.

Nos sociétés ont vu la place de l’enfant changer à de nombreuses reprises. Mini-adultes pour les uns, monstres de cruauté pour d’autres, être sans compétences à modeler, roitelet à surprotéger : l’enfant est passé par toutes les définitions possibles depuis la nuit des temps. Et à force de tergiversations, nous voilà adulte du XX1ème siècles, un peu perdu dans l’amour que nous leur portons, cherchant à tout prix à trouver la vérité. Modelées nous-même par l’éducation et la société, affranchies de nos réalités propres, nous ne savons plus où donner de la tête. Nous expérimentons à notre tour avec en bandoulière les dernières avancées de l’éducation positive et des neurosciences. Vulgarisées, certes.

Sous couvert d’amour, la femme que nous sommes, cherche sa place entre travailleuse et mère, pour une partie d’entre nous. En une journée, les rôles sont multiples, et la remise en question de chacune de nos actions également. Alors, chacune de nous se raccroche à l’amour. L’amour pour sa/son partenaire. L’amour pour ses enfants. L’amour pour sa famille. L’amour pour ses proches. L’amour pour son travail. Et, à la fin d’une journée, vidée MAIS PAR AMOUR, nous nous laissons submergé par des vagues émotionnelles. Et pas toujours les nôtres. A vouloir tenir, par amour, chacun de nos rôles, nous nous épuisons.

A leur niveau, nos enfants, petites éponges émotionnelles, vivent le même questionnement. Et, parfois trop fatiguées, nous ne pouvons plus être un accompagnateur pour eux. Alors, nous faisons au mieux en vivant avec eux leurs émotions, pensant faire ce qu’il faut.

Il m’est arrivé de voir combien cela ne servait pas. J’ai fini par comprendre qu’en vivant leurs émotions, je ne leur permettais pas d’apprendre à les observer, les comprendre, les accepter et les laisser s’éteindre pour grandir ensuite. En entrant dans leurs émotions, je m’épuisais ET je les empêchais d’expérimenter. Un enfant apprend de tout, et principalement par le jeu. Lorsqu’il sent qu’une situation échappe à sa figure d’attachement (nous, l’adulte, le référent), il apprend tout autant. Le risque se situe au niveau de sa loyauté envers l’adulte. L’enfant peut entrer dans une relation insécure afin de nous aider. Car, oui l’enfant ne naît pas naturellement méchant[i]. Bien au contraire.

On parle alors du triangle de Karpman ou triangle dramatique. Dans cette relation, nous trouvons une victime, un bourreau et un sauveur. Lorsque l’adulte s’investit dans les émotions d’un enfant à un niveau trop prononcé, il y a fort à parier que l’enfant va vouloir l’aider en prenant naturellement le rôle de sauveur. Sous cette angle, l’adulte référent « fait à la place de » au lieu « d’accompagner l’enfant à ». Il y a une réelle inversion des rôles. Sous couvert d’amour, de trop d’amour, le parent s’installe dans une relation insécure, pour lui et pour l’enfant.

Cette relation peut prendre bien des tournures : parent hélicoptère, adultarisation, parent « juste » surprotecteur. Dans tous les cas, il est intéressant de déceler ces mécanismes inconscients afin de ne plus en être le jeu.


3 – Libérer : Guérir son enfant intérieur.

Comment sortir de cette relation insécure épuisante pour le parent, destructurante pour l’enfant ?

Vous avez l’habitude maintenant : il s’agit encore une fois de notre enfant intérieur qui réagit. Il nous montre que quelque chose cloche. Le chemin de la guérison est devant nous. Il est temps de le suivre.

Dans la même idée, l’adulte est depuis toujours le référent celui qui sait. Pourtant, sur ce sujet, nous voyons chaque jour combien nous adultes sommes en difficulté face à nos propres émotions. Alors, afin d’être un accompagnateur conscient des enjeux, de ses besoins et de ceux de l’enfant, je vous conseille d’entrer dans une phase d’auto-apprentissage.

La première étape est déjà passée : Vous avez pris conscience de ce qui vous pose soucis. La deuxième étape est l’observation. Lorsqu’une situation s’offre à vous, sautez sur l’occasion pour changer de postures immédiatement. Devenez observateur de l’enfant et de vous-même. Rassurez-vous, aucun de risque que vous tombiez dans une sorte de schizophrénie ! Si vous y arrivez, notez ce qui vous vient à l’esprit lorsque les émotions de l’enfant vous submergent.

Quelle est cette émotion ?

Ae-je un souvenir associé à l’émotion ou à la situation en cours ?

Rappelez-vous également qu’à ce moment-là, il s’agit de l’enfant, pas de vous. Une fois que vous avez observé, reprenez le contrôle !

Une solution est d’accompagner l’enfant en le responsabilisant face à ses ressentis. Pour cela, questionnez-le. Interrogez l’enfant sur son ressenti de la situation, ce qu’il aurait aimé et comment y arriver. Laissez-le y répondre par lui-même en fonction de son âge, évidemment.

Une fois, la tempête émotionnelle de l’enfant passée, quand vous aurez un moment, occupez-vous de la vôtre en revenant sur l’émotion, le souvenir, votre histoire personnelle, l’élément marquant qui est gravé quelque part en vous. Si vous aimez écrire, gardez une trace de vos réflexions. Ce petit travail personnel peut tout aussi bien être fait en dessin, poésie, ou tout ce qui pourrait vous permettre de travailler dessus à votre rythme. L’intérêt de garder une trace réside dans le fait de pouvoir revenir dessus, et surtout analyser vos transformations.

Parfois, il est possible qu’on ne trouve pas de réponses à nos difficultés. Notre histoire est profondément enfouie. Il peut devenir nécessaire de faire appel à une aide extérieure.

Si vous en ressentez le besoin je suis à votre écoute, je vous invite à découvrir mon approche ICI.

[i] Ouvrages d’Alice Miller, C’est pour ton bien. (1985), L’enfant sous terreur. (1986)

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Béatrice BOUILLAUD
Béatrice BOUILLAUD
février 10, 2021 12:00

Merci Fanny pour cet article qui tombe à point nommer. La semaine dernière, j’étais dans cette situation avec mon fils. Et aujourd’hui c’est une fatigue qui pointe le bout de son nez.

Bienvenue sur le blog

Je suis ravie de vous accueillir sur mon blog où je vous partage le fruit de mon cheminement personnel mais également mes apprentissages, mes lectures et tout ce qui me nourrit en tant que femme.

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